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 a child sees magic... /ft. alistair

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jillian — perfection has a name

◭ messages : 1267
◭ arrivé(e) le : 22/11/2013

MessageSujet: a child sees magic... /ft. alistair   Sam 28 Déc - 10:00

pas du tout fameux  :wof: : on va dire que c'est parce que Lawi n'est pas là  :siffle: (j'vais te bassiner jusqu'à ce que tu te décides (a))



a child sees magic because he looks for it.
ft. Alistair & Lon


Lon jeta un bref regard derrière son épaule tandis qu'il composait le code très secret de son coffre. Cinq chiffres. Cinq lettres. Avec un claquement léger, la porte s'ouvrit, ne découvrant qu'une petite boîte contenant certainement tel ou tel objet précieux, une arme et une longue enveloppe en kraft beige. L'homme s'en empara, puis referma consciencieusement le coffre. Son bureau accueillit ensuite sa présence. D'une main assurée, il découvrit les quelques papiers que contenait l'enveloppe et les étala devant lui. Aisément, on comprenait ce dont il s'agissait : une énième paperasse concernant un divorce tardif. Lon ne pouvait décemment les abandonner dans l'un des tiroirs de son bureau. Sous son toit vivait une harpie de la pire augure, une fouine détestable, une pourriture trop capable de faire de ces papiers précieux mille confettis. Non. Il ne l'aiderait pas à lui mettre des bâtons dans les roues ; il connaissait assez bien Adison pour savoir à quel point elle pouvait être mauvaise par moment ; il la savait capable du pire -uniquement pour le faire chier. Rapidement, Lockhart relu cette paperasse, s'empara d'une plume et déposa une unique signature en bas du document avant de le glisser à nouveau dans l'enveloppe. D'un coup de langue, il la scella avant d'abandonner son bureau, son antre. Un coup d’œil en direction de la cuisine l'informa qu'elle était là, devant son fourneau. Teigne ! Sans un mot, il s'empara d'une veste et déserta les lieux.

Son téléphone collé à son oreille, Lon s'engouffra dans sa Bentley. Au bout du fil, il découvrit sans surprise une voix féminine -évidemment, Alistair n'était pas vraiment du genre à s'entourer de personnages masculins. „ Oui, Lockart à l'appareil. J'aurais besoin de l'adresse de Cunningham. C'est une urgence. “  Urgence de rien du tout. La veille, Lockhart avait simplement congédié son avocat dans l'unique but de profiter de sa solitude. Il s'en mordait aujourd'hui les doigts quand, après une énième dispute avec Adi, il se voyait contraint de booster les choses, de ne plus rien laisser traîner, de faire en sorte que ce foutu divorce cesse de s'éterniser... Lon. Tel qu'on le connaissait. Instable. Détestable. Chieur. Capricieux. La demoiselle à l'autre bout du fil n'était pourtant que peu décidée à coopérer et refusa tout net de confier l'adresse de son employeur. Mauvais, l'homme trompa son impatience et avança quelques frêles arguments. Un papier d'une importance capitale -un rebondissement inattendu- qu'il devait à tout prix lui remettre en main propre. Alistait était au courant. Ne l'avait-il pas prévenu ?!
Presque facilement, la secrétaire se laissa convaincre. Satisfait, Lon nota l'adresse. Plus tard, il conseillerait sans doute à Alistair Cunningham -avocat talentueux, mais peu apprécié- de se séparer de sa secrétaire -demoiselle des plus charmantes qui venait tout juste de faire une faute professionnelle peu négligeable.

Prêt d'une demie-heure plus tard, Lon se présentait devant la porte de son avocat. Il ne se donna ni la peine de détailler les lieux, ni celle d'éviter la sonnette. Malgré l'heure matinale, un 'ding-dong' désagréable retentit. Désinvolte, le professeur planqua les mains dans ses poches et patienta, un demi-sourire désagréable pendu au coin des lèvres. Évidemment, il avait tout à fait conscience de déranger Alistair qui ô grand jamais ne l'aurait invité dans son antre -pour une raison que Lockhart ignorait d'ailleurs, puisque les années les avaient rapprochées. Pourtant, l'homme n’étouffait pas une satisfaction silencieuse. Ce courrier -planqué dans l'un des revers de sa veste- mis de côté, rien n'avait d'importance. Éternel égoïste, Lon n'espérait que lui remettre ces documents -les services postaux étant bien trop lents !, et -peut-être- exiger un verre en sa compagnie avant de déserter pour retrouver le confort de son canapé... et la présence nauséabonde de sa chère épouse !
Derrière la porte, il décela un bruit. Dans la serrure, il devina une clé que l'ont tournait avec quelques difficultés. Puis, quand la porte découvrit ces lieux encore inconnus, le regard de Lon tomba sur une chose frêle et souriante. Et merde... Rapidement, tout se mit en place. Dans l'esprit du principal, les rouages se mirent en route sans silence tandis qu'il comprenait les mystères qui entouraient son avocat. Et immédiatement, il regretta d'avoir bravé les interdits, de ne pas avoir déposé son courrier dans la boîte aux lettres avant de se tirer loin, très loin de ces lieux habités d'un enfant.

Fait chier. Lockhart ne pu même rompre le silence. Mal à l'aise, il posa sur la fillette un regard teint de mépris. De dégoût ? Peut-être un peu aussi. Devant ce petit être maléfique, il ne semblait savoir sur quel pied danser. „ Euh, bouge pas. “ Lon. Éternellement et outrageusement fidèle à lui-même. Sans gêne, il passa sans un regard à côté de l'enfant et se tapa littéralement l'incruste chez cet homme qui jamais n'avait émis ne serait-ce que la possibilité de l'inviter. Rapidement, il trouva la cuisine dans laquelle Alistair se trouvait -ses cris l'avaient guidés. Là, il se planta face à l'avocat „ T'es sérieux là ? T'aurais pu me prévenir que tu partageais ton toit avec 'ça', j'me serais bien abstenu de venir te visiter. “ Comble de l'ironie : Al allait devoir supporter cette mauvaise humeur que la seule vision de cette gamine avait su installer.


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◭ arrivé(e) le : 27/12/2013

MessageSujet: Re: a child sees magic... /ft. alistair   Sam 28 Déc - 13:08

De toute façon, on est toujours un peu fautif.
lon ∞ alistair


Le mercredi après-midi est un moment privilégié. Il ne travaille pas, jamais. Seule journée qui s’arrête à 11h45 et reprend à 20h pour les rendez-vous tardifs. Mais le reste du temps est dédié à un seul être, et il ne fait d’exception pour personne, peu importe l’urgence. Il n’est pas non plus médecin, ses clients peuvent attendre. Et le tribunal … Non, il ne peut pas attendre, mais Alistair n’a aucun scrupule à refourguer l’affaire si par malheur une audience à lieu aux mauvaises heures. Par chance, la juge l’aime plutôt bien – saisissez l’allusion. N’ayant qu’un parent, il a toujours été hors de question pour lui que sa fille ne profite pas de sa présence – tant qu’elle voulait encore le voir. Il aurait bien assez de temps plus tard pour faire des heures supplémentaires quand elle ne pourra plus le voir en peinture, en attendant, mademoiselle fait des caprices s’il n’est pas là le mercredi après-midi. Ces enfants, ils vous mènent par le bout du nez, capables de gagatiser l’avocat le plus redoutable de Phoenix. Oui, vous pouvez rire. Pas trop non plus. La petite poupée aux longs cheveux noirs se mets à courir jusqu’au salon en riant, son cheval en main et sa poupée cow-boy sur le dos. D’un regard protecteur, il la suit. Avantage d’une cuisine ouverte sur le salon et la salle à manger. D’un geste machinale, il achève de peler la pomme de l’enfant et de la couper en morceaux, un à un, il les mets dans le petit bol à côté. L’impatiente n’aura pas voulu attendre que son père ait fini son ouvrage pour retourner jouer. « Rose, tu viens chercher ta pomme ? » Du même entrain avec lequel elle a quitté la cuisine, elle déboule dans la cuisine en faisant galoper sa cow-boy dans les airs et s’arrête net juste contre les jambes d’Alistair. Elle coince le cheval sous son bras, replace une mèche de ses cheveux derrière son oreille et retourne doucement dans le salon pour ne pas faire tomber ni la cavalière, ni les pommes. Et tout ce cinéma, Alistair l’observe sans rien dire, sans rien faire. Juste fasciné par ce petit bout de femme, rien qu’à lui. Un sourire tendre étire ses lèvres. Il vit dans deux mondes différents, Alistair. Celui-ci, et celui qui se trouve hors de ces murs. Et dans chacun de ces mondes, il montre une facette de lui totalement différente de ce que les gens connaissent. Ici, il est juste un père qui fait de son mieux pour combler sa fille, un être tendre, affectueux, peut-être un peu gâteux, euh gâteaux. De l’autre côté de la porte, il ne se permettrait pas de se montrer ainsi. De l’autre côté de la porte, Alistair est cet homme fort, souriant, emmerdeur et carnassier. Celui qui ne se vexe pas qu’on le surnomme la Diva du barreau parce que c’est ce qu’il est, une vraie diva. Il choisit ses clients à leur cas, à la difficulté de leur cas surtout et rien ni personne ne lui fera accepter une simple affaire de drogue retrouver dans le tiroir d’un adolescent. Tout simplement parce que c’est ennuyeux. Il ne va pas non plus se mettre du côté des victimes, tout simplement parce que les larmes le mettent mal à l’aise et puis l’issue est évidente. Il y a par contre des coupables qui n’ont pas le droit de franchir le seuil de son bureau : les pédophiles et les violeurs. Les premiers, vous comprendrez aisément pourquoi, et les seconds, une question de principes. Il aime bien trop la gente féminine pour oser défendre ces énergumènes. Non, il s’occupe principalement des crimes violents, passionnels… et dans des certains cas exceptionnels : des divorces. Uniquement si les époux sont prêts à s’écharper.

C’est à ce moment précis, alors qu’il rangeait planche et couteau, s’apprêtant à jeter les pelures de pommes que l’on sonna à la porte. Il n’entend pas Rosalie bondir du fauteuil pour se précipiter jusqu’à la porte, il lève les yeux trop tard, quand il entend la poignée de la porte tourner. « Rosalie, éloigne-toi tout de suite ! » C’est de l’inquiétude qui perce dans sa voix. Il s’empêche d’imaginer le pire des scénarios, préférant imaginer voir surgir Nora revenant il-ne-sait-pourquoi rechercher quelque chose. Mais c’est son jour de congé, elle ne repasse jamais le mercredi après-midi. Et Alistair n’attend jamais personne en ce jour. Il tend l’oreille, n’entend rien. De là où il est, il n’a pas vue sur la porte d’entrée. Il laisse les restes de pommes là où ils sont et se précipite à l’entrée, mais on le devance, c’est Lon qui se plante devant lui, furibond. T'es sérieux là ? T'aurais pu me prévenir que tu partageais ton toit avec 'ça', j'me serais bien abstenu de venir te visiter. D’abord soulagé de reconnaitre son ami, il passe de suite à la mauvaise humeur. Il lui lance un regard noir avant de le bousculer sans lui répondre et il file rejoindre Rosalie restée plantée là devant la porte, serrant sa poupée cow boy dans ses bras, effrayée par la colère de l’inconnu. « Viens là, ma puce. » Le ton de sa voix est rassurant. C’est tout un art de rassurer un enfant quand on est soi-même paniqué et énervé. D’un geste, il la prend à bras et en jetant un regard dans le couloir dehors, il referme la porte de l’entrée d’un mouvement sec avant de revenir vers Lon. Alistair cherche comment résoudre la situation, le regard qu’il lance à Lon est aussi mauvais que son ami, et redouble d’intensité quand il lit le mépris chez ce dernier pour Rose. « Ne la regarde pas comme ça. Tu lui fais peur. » Et comme pour confirmer ses dires, la petite Rose vient enfouir son nez dans le cou de son père. D’instinct, son bras libre vient caresser ses cheveux, tout en ne lâchant pas Lon du regard. « Je… Je ne… » Il s’arrête. Alistair qui perd son éloquence, on aura tout vu. « Deux minutes » Sans plus faire attention à son ami – et indésirable à cet instant précis – il passe à côté de lui, se dirigeant vers la chambre de la petite. Mais les gémissements commençant, il bifurque vers le salon et s’assit dans le fauteuil. Si elle préférait le garder à l’œil pendant qu’un inconnu était à la maison, soit. Il n’avait pas le temps de gérer la situation autrement. En quelques mots à voix basse, il rassure sa fille et la convint de rester là, à jouer avec sa poupée avec la télévision allumée en lui promettant qu'il restait juste là, dans la cuisine. Cela prit bien deux minutes à la convaincre à la déloger des bras de son père mais ensuite, Alistair revint droit sur Lon. Il l’entraine dans la cuisine, à la vue de Rose, mais un peu plus loin de ses oreilles, avec la télévision en bruit de fond, peut-être cela suffirait-il. « Je n’ai d’abord aucun compte à te rendre sur les gens qui vivent sous mon toit, et tu n’as aucune raison valable de te trouver ici, chez moi. Qui t’a filé mon adresse ?! » Une main posée sur le plan de travail, il n’arrive pas à rester maitre de ses émotions alors que sa fille était là, et que Lon venait de débarquer à l’improviste chez lui, dans sa vie, dans leur vie. Toute sa nervosité suinte de son corps, tant par ses doigts pianotant sur plan en granit que par cette colère qui le fait plus ressembler à un animal pris au piège qu’au Alistair que tout le monde connait.

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jillian — perfection has a name

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◭ arrivé(e) le : 22/11/2013

MessageSujet: Re: a child sees magic... /ft. alistair   Lun 30 Déc - 21:21



a child sees magic because he looks for it.
ft. Alistair & Lon


Légendaire, ce je-m'en-foutisme. Volontaire, cette désinvolture. Exécrable, ce comportement. Lon le savait. Combien de fois avait-il lu le reproche dans le regard de ce commun des mortels auquel il n'accordait que le peu d'intérêt qu'il était en droit d'espérer ? Combien de fois avait-il installé ce demi-sourire puant sur son beau visage et abandonné son mépris à ceux que la nonchalance attristait ? Inutile de compter. Impossible de compter. Trop tôt l'homme avait déposé son ego sur un piédestal. Trop tôt il l'y enchaîna, le laissant voir, observer, cracher aux pieds de cette humanité sans patience. Désormais, il était trop tard. Trop tard pour déloger cet ego gonflé d'orgueil, pour jeter à terre ce 'moi' pourri d'une intolérance malveillante. Quant à l'assagir, l'unique personne capable de cet exploit pointait absente. Il ne fallait plus compter que sur la patience d'Alistair, le sourire de la jolie Rosalie et le bon vouloir de Lockhart (on est pas dans la merde).
Jolie, oui. Quiconque aurait repéré ce menu détail ! Cette gamine n'était pas simplement mignonne, elle avait déjà ce petit quelque chose, ce détail, cette différence, cette présence gracieuse que possède les belles femmes. N'importe qui l'aurait remarqué. Il suffisait d'un coup d’œil, un si simple coup d’œil sur ces yeux et ces chevelure sombre, ce minois taquin et ces traits teints d'expression. C'est ce qu'il fit, Lon... Il ne lui jeta qu'un regard.
Mais il existe un fait inaltérable : Lockhart n'aime pas les enfants.

Accompagné de son sourire en coin, Lon suivit l'avocat du regard. Sa gamine pendue à son coup, il tenta de la rassurer. Sur le visage de Rose, on pouvait aisément lire cette peur puérile que le professeur avait pu observer toute son enfance. Lockhart serra inconsciemment les dents tandis que Cunningham traversait son appartement de long en large. A l'évidence, nul endroit ne convenait aux émotions troublées de la fillette... Faites des gosses. Sans patience, il balança son enveloppe et ses clés sur une étagère et croisa les bras. Sur ses lèvres, aux côtés de son mépris flagrant, se promenait une certaine surprise. Une gamine ! Lon connaissait Alistair. Un peu du moins, puisqu'il avait du se fier à lui, lui livrer sa confiance et accepter son aide quelques années plus tôt. Chose qu'il avait fait à contrecœur, mais sans regret pourtant, tant l'avocat lui avait prouvé sa compétence. Un requin, grand amateur de gros poissons, ignorant maquereaux et sardines. Au barreau, cet homme n'était pas dieu, mais plutôt son homologue satanique que beaucoup craignaient -avec raison, que d'autres admiraient -avec un peu moins de raison (a), quand les derniers le respectaient. Alistair était un être fiable, une qualité que Lon avait su apprécier à sa juste valeur, faisait de cet inconnu une connaissance estimable et estimée. Jusqu'à aujourd’hui... Inévitablement, cette enfant le reléguait à la médiocrité. Détestable banalité : Ali possédait un point faible d'importance !

Bientôt, le sans-gêne se laissa traîner à la cuisine. Pourtant, ce fut d'un geste brutal que Lon se dégagea de l'étreinte d'Alistair. Désagréable, c'est à celui-ci qu'il accorda ensuite son regard glacial, presque antipathique, celui-là même que Rose avait dû affronter quelques minutes plus tôt. La seconde suivante, un Ali carnassier tentait inutilement de remettre un peu d'ordre au sein de son quotidien malmené. Inutilement, oui. Cunningham devait le savoir : Lockhart était un bon client, bon payeur -et 'parfois' bon ami- mais ne faisait jamais le bon coupable, préférant être la bonne victime, qu'un bon avocat sortira d'une sale affaire. Non. Lon n'était pas coopératif. Et Lon jeta nonchalamment les questions d'Alistair dans la poubelle de son esprit, là où elles se décomposeraient sans jamais obtenir la moindre réponse. „ Une gosse, hein ? “ Une forme de tare professorale, Lockhart préférait largement poser les questions qu'y répondre. Dos au salon, il pouvait aisément entendre les nouveaux gazouillies d'une fillette trouvant un semblant de réconfort auprès de sa poupée. Insupportables.

Oubliant le soupir que ses nerfs cherchaient à divulguer, il continua sur sa lancée d'une voix peinte d'un certain amusement. „ Et qui t'a laissé ce... cadeau ? La cigogne du coin s'est plantée d'adresse ? “ Lon savait que son avocat échappait au quotidien détestable du mariage et quelques regards brefs l'informaient tant de la présence ininterrompu de l'enfant que de l'absence durable d'une mère à ses côtés. Alistair était si protecteur envers sa fille... C'en était flagrant !
Et Lon n'hésita pas une seconde avant de choisir les promesses incertaines de ce terrain plus que glissant. Sans réelle curiosité, il se contenta de venger son ego légèrement troublé par la fougue de son avocat. Jamais encore il ne l'avait vu si peu maître de ses émotions. Donnez donc à Lockhart un semblant de faiblesse, une once de fragilité, une silhouette floue et distante, une simple faille... Il n'aura de cesse d'en exiger plus. „ Pourquoi tu m'en as pas parlé ? T'avais peur de quoi ? “
Boum. Comble de l'ironie, de l'hypocrisie, de ce cynisme puant qu'il agitait sous les narines retroussées de... d'à peu prêt tout le monde. Comme si Lockhart en avait quelque chose à foutre de cette enfant à l'évidence cachée par un père sur-protecteur. Comme s'il ignorait les raisons qui avaient pu pousser Ali à telle méfiance. Quoique... Après tout si, il l'ignorait. Lon ne tuait que sous contrat (a). Lon s'était toujours montré correct envers Cunningham. Lon était un client modèle avec lequel il avait cent fois discuté autour d'un verre. Comment Rose avait-elle évitée le tapis de leurs conversations ? Sans compter que... Connaissant ce menu détail, jamais Lockhart ne se serait pointé ainsi chez cet homme. Jamais. „ Tu sais, un chien c'est aussi bien... “ Connard.


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◭ arrivé(e) le : 27/12/2013

MessageSujet: Re: a child sees magic... /ft. alistair   Ven 10 Jan - 19:56

De toute façon, on est toujours un peu fautif.
lon ∞ alistair

caca en boite   

Ainsi Lon débarque chez lui, s’installe, prend ses aises et envoie chier toutes les belles angoisses et questions d’un Alistair qui s’effondrait devant sa seule présence. Ainsi il souillait de ses chaussures le sol de son appartement, le seuil de sa vie, de celle de sa fille. Le pire était sans doute la culpabilité et ce mal être qu’il ressent alors qu’il laisse quelqu’un de potentiellement dangereux entrer dans la vie de Rosalie. Alistair est ridicule, paranoïaque à en crever. Mais bien qu’il réussisse à avoir confiance en lui en tant qu’homme, jamais Alistair n’eut l’intention de lui présenter Rose. Tout simplement parce qu’il fait partie de la liste de ses clients. Et qu’on n’est jamais client d’Alistair sans avoir commis un meurtre et plaider coupable auprès de son avocat. Au moins auprès de son avocat. Lon s’en était sortis sans dommage. Parce qu’Ali est bon, très bon dans son métier. Et de là, il avait obtenu l’estime de l’assassin. Comble de l’ironie, Alistair avait adoré Lon dès l’instant où il l’a rencontré, malgré la fatigue des nuits blanches qu’il passait à l’époque à cause de Rose – trop jeune pour faire ses nuits, malgré le fait qu’il soit un client, un criminel, Alistair avait fait fi’ de ses règles pour apprécier l’homme à sa juste valeur. Et voilà où cela l’amenait. Lon, ici présent dans sa cuisine. Présence inimaginable en ces lieux, un Lon décalé dans une cuisine vivante, chaleureuse, composée de fruits, de boites de cookies et de chocolats. Un Lon décalé, pas à sa place. Non désiré non plus. Il caresse le rêve de foutre l’homme à la porte, le trainant par la peau du cou, ou à bons coups de pieds dans le postérieur, ne serait-ce que pour avoir osé s’introduire chez lui sans se faire annoncer, sans se faire désirer.  Ainsi Alistair ne s’était jamais retrouvé dans pareille situation. Même Wolfgang n’avait pas osé. Jamais. Jamais sans qu’il ne s’y attende. Wolfgang est la seule à pouvoir débarquer sans prévenir, parce qu’il l’a décidé. Parce qu’il lui fait confiance, parce qu’elle aime Rosalie, parce qu’ils s’aiment aussi quelque part. Il n’oserait jamais fermer sa porte à Wolfgang. Mais Lon. C’est justement parce qu’il avait appris à le connaître qu’il n’avait pas jugé utile de parler de sa fille. Lon nourrit un profond mépris pour les enfants, il n’y avait pas d’intérêt à placer Rose sous les feux de ce dédain. Non, aucun. Et pourtant, Alistair se retrouve acculé là dans sa propre cuisine – celle-là même qui regorge de fruits, de cookies et de chocolats (et puis sans doute de la confiture de fraise aussi quelque part) – à devoir affronter une situation qu’il espérait ne jamais devoir affronter un jour. L’adversaire est un emmerdeur fini, un aussi gros requin que lui. Sans doute pour cela qu’ils s’entendent aussi bien. Quelque part, ils sont aussi monstre l’un que l’autre. A des degrés différents. L’un descend les gens quand on lui demande et l’autre prend son pied à défendre ces gens-là. Parfois, il est difficile de décider si l’avocat n’est pas pire que son client quand on voit le plaisir qu’il a devant ce genre d’affaire.

Ainsi Lon se confronte à l’autre Alistair. A cet autre homme qui ne se montre jamais. Il se heurte à un homme différent, à un père, avec d’autres réactions, d’autres sentiments, d’autres pensées. Il n’y a que quand on devient parents que l’on se rend compte que la schizophrénie est plus fréquente qu’il n’y parait. Nous sommes deux quand nous devenons parents. Il y a l’homme et il y le père. Deux entités différentes. Et ce jour, Lon se heurte au père, plus sentimental, plus à fleur de peau. Faible quelque part, de par l’amour qu’il porte à un minuscule petit être de chair et de sang. Sa propre chair, son propre sang. De son flegme légendaire, Lon balaye ses questions, les ignore de sa superbe. Bien entendu. La cigogne hein ? Pauvre Lon. La langue d’Alistair claque entre ses dents, méprisant. Il croise les bras sur son torse alors qu’à son tour Lon tente de lui arracher des réponses. Mais il n’a droit qu’à un regard, sombre, trahissant sa nervosité. Lon n’est pas le seul à savoir éviter de répondre. A côté de là, Rosalie gazouille, passe sa tête de temps en temps par-dessus le dossier pour vérifier que son père se porte bien. Alistair n’est pas dupe, il connait assez sa fille pour entendre le sur-jeu dans sa voix. Elle est là pour surveiller, elle veille, et puis la venue de cet étranger l’intrigue autant qu’il l’effraye. La curiosité enfantine. Maladive et dangereuse. Encore une chose dont Alistair ne pourra pas l’en préserver. Alistair se retourne, foudroie Lon au moment où celui-ci reprend la parole. Pourquoi tu m'en as pas parlé ? T'avais peur de quoi ? Il le détaille, un regard de bas en haut très peu flatteur et qui ne cherche pas à l’être. N’est-ce pas flagrant. « Non mais tu t’es regardé, Lon ? » Il se retourne, soupire, s’apprêtant à jeter les pelures de pommes abandonnées là toute à l’heure. Tu sais, un chien c'est aussi bien... Il se fige net. Chacun de ses gestes semblent se décomposer alors qu’il se tourne vers lui. Le coup part avant même qu’il ne soit prémédité. Atteignant la mâchoire de Lon, comme un réflex. Comme une réponse à ce qu’il venait de dire. Celle qui ne manqua pas une miette de la scène, ce fut Rose. Debout sur le canapé, elle passait la tête par-dessus le canapé. Elle n’a rien loupé du spectacle. « Papa … » Mais Papa ne répond pas, il ne la regarde même pas. Le regard toujours fixé sur Lon. Alors seulement il se permet de secouer sa main  et de siffler entre ses dents. « Fiche le camp, Lon. » Voilà, c’était exactement pour ça qu’il avait délibérément omis Rosalie dans leurs conversations. C’est exactement parce qu’il savait ce qu’en penserait Lon qu’il n’avait pas souhaité impliquer Rosalie là-dedans. S’il fiche le camp maintenant, Alistair a encore une chance d’effacer sa présence de l’esprit de Rose. Quand bien même celle-ci, pétrifiée, semble ne pas pouvoir oublier un spectacle pareil.

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jillian — perfection has a name

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MessageSujet: Re: a child sees magic... /ft. alistair   Mer 22 Jan - 0:01

désolé pour le retard et la médiocrité :wof: :

alistair & lon.

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Lon n'attendait aucune réponse. Il parlait, cédant à ce puéril nomme 'provocation' ; associant une curiosité inexistante à une moquerie aussi abjecte qu'évidente. Et cela au seul nom d'une fiertée bafouée. Encore un grand mot ! -puisque l'ego de sieur Lockhart n'avait été qu'effleuré, chahuté par un Alistair qui en ces lieux était seul en droit d'imposer ses règles. Des règles pourtant simples qui n'exigeait que savoir-vivre et respect. Des règles que Lon piétina sans délicatesse, avec cette indifférence malveillante qu'on lui connaissait. Cunningham n'avait fait qu'une erreur, une faute sans gravité déjà indélébile dans la mémoire d'un être ravagé d'orgueil. Une bourde suffisante pour accorder à leur entente un vulgaire bras d'honneur et flinguer une amitié naissante, y loger une balle glaciale -celle de la vengeance. Vengeance, oui. Pour un simple excès de mauvaise humeur... Une fois de plus, le professeur se montrait mille fois trop fidèle à lui-même et trop soumis à cette susceptibilité désobligeante qui le caractérisait. Alors la rancœur tenace, il offrait libre cours à son son intolérance et parlait, un rictus désagréable pendu au coin des lèvre. Il parlait, sans voir l'avertissement apparaître sur les traits de son avocat, sans réaliser que le combat de coqs touchait à sa fin et que bientôt, ce serait aux chiens de se déchirer. Le duel se passerait de chants, de sommations et de parades grotesques.

Sa surprise se compléta d'une douleur fulgurante. Le poing qu'Alistair lui envoya en pleine gueule le força à reculer. D'un pas. Puis de deux. Seul le plan de travail qu'il rencontra empêcha une chute inévitable. Sonné, Lon porta une main à son visage. Là où la peine se dessinait déjà. Là, en dessous d'un œil sombre. Là, sur cette pommette haute et magnifiquement tracée. Et tandis qu'un silence froid s'imposait, Lockhart s'accorda quelques secondes pour évaluer une situation qui venait d'atomiser son ego, de le pulvériser, de l'enterrer même...profondément.
Connard.

Lon n'hésita pas. Une fois de plus, il ignora l'ordre pourtant sans appel de l'avocat et n'obéit qu'à une colère souveraine. Rapide, sa main s'empara d'un couteau -celui-là même dont Cunningham s'était servi pour tuer cette pauvre pomme. Puis, le visage tourmenté d'irritation, il plaqua violemment Alistair contre le mur tandis que l'arme trouvait une place contre sa jugulaire. Menaçante, la lame s'enfonça assez loin dans sa chair pour faire perler une goutte de sang. Lente, elle dégringola le long de son cou pour tacher le col de sa chemise. « Joue pas au con, Al. » Calme. Modération. La voix du professeur n'était qu'un murmure, un sifflement peint d'une retenue précaire. Le serpent observait sa proie. Hostile. Redoutable. Lokchart n'espérait que mordre, tuer cet idiot insipide, ce pauvre petit père de famille seul et pathétique. La lame attendait impatiemment son heure, flirtait avec cette peau virile, aspirait à l'écorcher et dépiauter cet avocat pitoyable. « Tu sais ce dont je suis capable. » Oh que oui ! -puisqu'il l'avait lui-même aidé à éviter une éternité derrière les barreaux. Inquiétant, Lon accorda une seconde au silence, glissa un œil en direction de la jolie Rosalie, seule témoin d'un duel puéril et stupide. « Tout le monde a son point faible, hein ?! » Un rictus teint d’antipathie déforma ses traits. C'était une évidence : aux yeux d'Alistair, cette gamine était unique, un joyaux singulier, une rareté stupéfiante et irremplaçable. Rosalie était son tout, celle pour laquelle il donnerait sa vie sans l'ombre d'une hésitation, celle pour laquelle il perdrait toute notion de raison et de patience. Sa faille. Alors, malgré sa colère, Lockhart s'autorisa la satisfaction.

Accentuant un peu encore la pression de couteau contre sa chair, Lon afficha ce regard sombre, cet air patibulaire que peu lui connaissait et qu'il n'adoptait que rarement quand il endossait le costume du chasseur, du tueur. Soumis à un mépris grandissant, il cracha. Là. Par terre. Sur un sol immaculé. Enfin, il reprit la parole. Lenteur exécrable... « J'vais être clair, Al... Refais moi un coup comme ça et la dernière vision que ta gosse aura de toi c'est ta carcasse débarrassée de ce putain de cœur que t'as pas été foutu de faire taire ! » Oh, non. Lon ne s'en prendrait pas à Rose si Cunningham tentait une nouvelle fois le diable et levait une seconde fois la main sur lui. Non. Il n'imposerait pas à l'avocat l'absence de sa progéniture chérie et se contenterait de priver celle-ci d'une présence vitale, d'un paternel sur-protecteur, de lui retirer l'unique personne capable de lui offrir sécurité et réconfort. Sans mère. Ni père... Lockhart était tout ce qu'il y avait de mieux placé pour savoir... Savoir ce qu'était une vie, une enfance sans l'importance, sans quiétude, sans soutien et sans amour.

Après un dernier regard peint de noirceur et de mépris, Lon le lâcha enfin. Bruyamment, le couteau retrouva sa place sur le plan de travail. Etait-ce de la clémence ? Pourquoi l'homme s'était-il contenté d'un avertissement alors que ses habitudes le poussaient souvent à commettre l'irréparable ? Lockhart avait besoin de lui. Tout simplement.


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MessageSujet: Re: a child sees magic... /ft. alistair   Ven 24 Jan - 19:23

Spoiler:
 

DE TOUTE FAÇON, ON EST TOUJOURS UN PEU FAUTIF.
lon ∞ alistair

Cachée sur le fauteuil, elle assiste à la scène de ses grands yeux noirs. Inquiets les yeux, embrouillé l’esprit et le cœur tambourinant à ses oreilles. Jane la cow-boy est assise sur le dossier, petit pantin soutenu par une main frêle et hésitante. Mais elle n’a pas peur Jane, c’est une aventurière. De Rose, on ne voit que les yeux, à l’abri qu’elle est derrière le fauteuil, loin de la cuisine, loin de cet homme et de ce que son père subit. Elle s’est accroupi au moment même où la main de son père s’est fermée et touché l’autre. La violence ne l’a pas épargné. Papa. Pourtant ce petit gémissement n’a pas semblé parvenir à ses oreilles, elle n’a pas compris. Elle s’est ensuite relevée, prête à sauter du fauteuil et tirer sur la chemise de son père pour qu’il la regarde. Ça marche, la plupart du temps. Tout ça pour se cacher à nouveau derrière le canapé quand l’inconnu riposte, posant Jane sur le dossier pour la protéger, montrer qu’elle n’a pas peur alors que son cœur tremble, petite fille. Trop curieuse, elle observe. Elle se tait. Elle devient invisible. Elle ne doit pas être vue, ne pas être entendue. Elle le sait, son père lui avait enseigné déjà. Alors que ce père, grand, fort, invincible, est acculé contre le mur, un couteau contre sa gorge, elle croise son regard et hoche la tête. Un instant il la regarde, puis finit. Et elle disparait. Elle laisse sa Barbie sur le sofa, emporte Jane et à quatre pattes se glisse sous la table, puis faisant attention à ne pas faire de bruit, elle continue pour se cacher dans l’armoire coulissante du garde-manger. Selon elle, la cachette idéale. Alistair a du boulot.

Tous ses sens sont concentrés sur Lon et ce couteau contre sa gorge. Le couteau à pommes, nom de Dieu. Il ne bouge pas d’un pouce et durcit son regard. Joue pas au con, Al. Attends, qui c’est qui menace l’autre avec un couteau là ?! Il ne répond pas, ne dit pas un mot, ne bouge pas pouce et mesure sa respiration. Il peut presque sentir son sang pulser contre la lame tellement il presse, en connaisseur. Le regard plongé dans celui de Lon, ce qu’il y voit ne le rassure pas. Il est bien évidemment au courant de ce qu’il est capable de faire. C’est bien pour ça qu’il est son client. Et même en cet instant, Alistair n’arrive pas à le regretter totalement. Parce qu’il n’admettra jamais avoir fait une erreur. Ou peut-être l’erreur était d’avoir sympathiser justement. Ce qu’il ne fait jamais d’habitude. Soit. Jamais de regret, Cunningham. Jamais. Même lorsque ton propre sang souille ta chemise. Tout le monde a son point faible, hein ?! Juste après ce regard, il croise les yeux de sa Rose qui lui lance cet air entendu et disparait. Dans un autre contexte, il s’en agacerait de la voir partir se cacher dans le garde-manger. En cet instant, il se détourne et replonge dans le regard de Lon, toujours de marbre devant la froideur de l’assassin. Alistair se sent tellement sous le contrôle. Obligé de retenir sa langue, quitte à la faire saigner et à se noyer dans son propre sang. Ce qui rôde est tellement plus dangereux. Ses doigts se déplient et se replient alors qu’il contient ses gestes et ses mots. Rien ne doit sortir, rien ne doit agacer Lon en cet instant. La lame est beaucoup trop proche. Il ne cille pas quand il crache, bien que le mépris qu’il ressent semble correspondre au sien. J'vais être clair, Al... Refais moi un coup comme ça et la dernière vision que ta gosse aura de toi c'est ta carcasse débarrassée de ce putain de cœur que t'as pas été foutu de faire taire ! Alistair crispe la mâchoire devant l’effort. Ses poings se serrent mais restent sagement le long de son corps. Bien sûr que Lon a raison, il ne peut rien faire sans penser à Rose. Chaque acte doit être pensé pour Rose et pour personne d’autre. Les conséquences seront pour elle. Et il ne doute pas un seul instant des propos glaçants de Lockhart. Le couteau reposé sonne bruyamment le glas de l’altercation. Alistair ferme les yeux. Ce qu’il voit, c’est Rose … Et Quinn. Quand il les ouvre, il a passé sa main sur sa gorge pour y recueillir une autre goutte de sang. « Tout le monde a ses faiblesses … C’est vrai… Et je ne suis pas capable de faire taire mon cœur pour elle. » Le ton est prudent. Il regarde sa main. Il n’en revient pas d’avoir pu laisser entrer dans la vie de sa fille un danger pareil. Il se rend compte aussi que Lon n’est pas le pire de ses clients. Si ça va l’arrêter de faire ce qu’il fait ? Malheureusement non. Lui-même ne comprend pas cette décision.  Est-ce un prétexte pour vivre par procuration ce qu’il ne se permettra jamais de faire ? Peut-être. Peut-être qu’il est temps de se poser la question. De se demander pourquoi est-il prêt à mettre la vie de Rosalie – son point faible – en danger et si cela vaut la peine. Non répondra-t-il. Arrêtera-t-il pour autant ? Il lève alors les yeux vers Lon. Méfiant, dur. « Ton cœur aussi est incapable de se taire pour la petite O’Donnel. » Il ne promulgue pas de menace, Alistair n’est pas Lon. Il constate juste. Un constat qui rappelle qui Lon n’est pas non plus intouchable. L’avocat est d’ailleurs persuadé que ce qu’on connait de l’homme n’est rien en comparaison de celui que l’on découvrirait si on lui arrachait la seule personne que son cœur est capable d’aimer. Il scrute un instant Lon, mais ne souhaite pas l’échauffer davantage. Il jette un coup d’œil au couteau, le trouvant de toute façon beaucoup trop proche de lui, avant de revenir à celui que concentre toute son attention. « C’est exactement pour ça que je ne t’en ai pas parlé. Parce que je sais ce dont tu es capable. » Il reste appuyé sur le mur, loin de Lon. Il jette un coup d’œil dans la pièce, mais ne voit pas Rose. Juste, le garde-manger. « Si tu veux des explications, ici. Tu vas devoir faire semblant. Si t’en veux pas, j’ai tes documents, on en discute demain, je suis en congé. » Le ton est sans appel. Il fait allusion à Rosalie. Il ne la laissera pas enfermée dans le garde-manger le temps de cette entrevue. C’est totalement ridicule et irresponsable. L’idée par après, c’est de tenir la petite éloignée de Lon le plus souvent possible. Ce qui ne devrait pas être trop dur.
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