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 carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)

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◭ arrivé(e) le : 28/12/2013

MessageSujet: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Dim 29 Déc - 20:28


elyzabeth et braam

L'air était immobile et la poussière blanche brûlait l'atmosphère de la pièce. Au loin, il n'y avait que le bruit d'ordinaires murmures qui brisait le silence. Tout n'était qu'horizon, un obstacle qui oscillait à chaque martèlement au creux de son torse. Dans la lumière dorée qui éclairait les murs, Braam se sentit devenir néant. Lorsque la lumière du jour était au plus haute, il se demandait toujours qui il était. L'effet de l'alcool s'estompait depuis longtemps, peut-être était-il déjà trop tard. Il ressentait une brûlure familière qui s'étendait le long de sa gorge et s'il fermait les yeux, il pouvait presque voir d'horribles flammes danser sur ses paupières. L'impression qu'un feu consumait son corps traversa subitement son esprit et une chaleur insupportable l'entoura. Il pensa à son propre visage, ses traits fins et ses yeux magnifiques. Il pouvait entrevoir des flammes jaillir sur chaque parcelle de sa peau, c'en était trop. Quelque chose d'invisible le fit sursauter, il manqua de s'écrouler au sol. Il avait toujours été faible, la journée comme la nuit. Il avait toujours été un homme lâche, faussement sûr de lui. Pourtant, aujourd'hui, il voulait étrangement tituber plus que d'habitude. La veille, il s'était heurté à son monde, froid, vide et éphémère. Il avait vu mourir des lumières devant ses yeux et il avait su que lui aussi, allait s'évanouir dans le lointain. Il avait cru, un instant, qu'il allait s'en sortir. Mais il buvait et il ne pouvait pas s'en sortir. Ainsi avait-il longtemps songé à se remettre en question. Il y avait songé, mais il avait très vite compris qu'il était devenu, au fil du temps, insensible à sa propre perte. Il n'avait pas peur de la fin. Et détendu, il chassa ses pensées et quitta l'ambiance réconfortante de sa chambre. Il était un enfant de la nuit et il n'avait jamais aimé vivre sous la lumière du soleil. Pourtant, il ne pouvait pas rester au milieu de cette prison, à se rappeler des choses qu'il avait longtemps essayé d'oublier. Il ne voulait pas penser à ses démons intérieurs et il ne voulait pas penser à la boisson. La douce brûlure de l'alcool qui coule dans sa gorge, qui s'étend dans son corps, s'épanouit dans ses veines. Le temps d'une bouteille, il pouvait réussir à oublier. La boisson, le temps de l'oubli. Il en avait envie, il en avait terriblement le besoin. De nouveau, il chassa cette idée de son esprit. « joue pas au con, tu peux le faire. » s'encouragea-t-il. Il traversa la maison d'un pas lent. Il n'aimait pas vivre ici, il y avait trop de souvenirs pesants qui se répercutaient contre les murs. 

Soudain, le besoin de sortir se fit plus fort que l'ivresse. Il ne pouvait plus rester enfermé. Il franchit la porte d'entrée à vive allure, la verrouilla et sans même se retourner, traversa la rue. Il marcha le long de la route durant des heures. Sans jamais dire un mot, il songea à réellement partir. Pendant un temps, il savoura même l'idée de voyager puis, un sentiment de honte caché dans un recoin de son esprit l'envahi. Il avait soif d'alcool, soif de chair et de chaleur. Il se sentit frissonner quand enfin, il s'arrêta de marcher. Son regard se posa sur un banc, celui du parc. Il l'observa quelques instants, le temps de juger s'il allait vraiment s'asseoir ici. Cet endroit, c'était là où il avait joué quand il était gosse. Il n'avait jamais apprécié se remémorer le passé. L'histoire ancienne, il y était insensible. Il lâcha un faible soupir, jeta des regards inquiets autour de lui et rejoignit le banc. Il s'y installa lourdement, n'ayant pas remarqué ô combien sa ballade l'avait fatiguée. D'abord, il resta figé. Il se sentait étrangement inconnu dans ce parc, presque mal à l'aise. Et puis quand il se décida à fumer une clope, il se détendit. Il resta ainsi pendant un temps qui lui parut immense, puis son regard se posa sur la foule. Il n'aimait pas les jeunes, ni les gamins d'ailleurs. Pourtant, il était satisfait d'être venu ici. Un sentiment de nostalgie, mêlée à de la solitude, l'envahissait même. Il n'était pas heureux, mais au moins, il n'était plus malheureux et il n'avait plus envie de boire. Son regard scruta encore la foule, à la recherche d'un visage qui lui aurait rappelé lui-même, enfant. Il alluma une seconde cigarette qui, plus tard, lui permettrait d'oublier l'ivresse. Soudain, il manqua de s'étouffer. La souffrance lui écrasa le cœur et il sentit l'horreur s'emparer de lui. Il baissa subitement la tête et quand il la releva, elle était toujours debout, à quelques mètres de l'endroit où il était. Il se racla la gorge, jeta sa clope à peine entamée au sol et quitta son précieux banc. « Ne serait-ce pas la merveilleuse Elyzabeth ? » ironisa-t-il. Il l'avait souvent croisée en ville, ces temps-ci, toujours seule. À dire vrai, il s'était longtemps refusé à l'aborder. Il ne voulait pas raviver de vieilles blessures, et encore moins engager la conversation avec une telle femme. Pourtant, en cette journée où tout semblait pouvoir arriver, il s'était décidé à rompre sa promesse. La curiosité avait été plus forte que tout ; il voulait savoir où se cachait son enfoiré d'amoureux et leur erreur de progéniture.


Dernière édition par Braam Jagaciak le Lun 30 Déc - 9:33, édité 2 fois
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◭ arrivé(e) le : 29/12/2013

MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Dim 29 Déc - 21:23




carry my lifeless body away from the pain.

"Look into my eyes. It's where my demons hide. It's where my demons hide. Don't get too close. It's dark inside"


Elle ouvrit les yeux doucement, la première chose qu’elle vit fut le vide. Le vide complet. Elle tombait, tombait elle ne savait où exactement mais elle tombait. Elle referma les yeux, la peur envahissant tout son corps. Elle sentait son corps partir profondément dans ce trou noir. Puis soudainement, elle ouvrit de nouveau les yeux, poussant un cri, elle se releva d’un bond dans son lit froid. Elle transpirait, son cœur battait la chamade. Elle replia ses jambes contre sa poitrine. Et reprit doucement de ce rêve étrange. Elle quitta ce lit qui n’avait plus aucun sens, aucune saveur, sans sa présence. Décidément, elle ne s’y habituerait jamais. Elle quitta cette chambre plongeait dans le noir,  à cause des volets fermé. Et alla directement à la salle de bain. Elle avait besoin d’une douche. D’une bonne douche. Elle se mit à ronchonner car l’eau chaude n’arrivait pas assez vite à son goût. Ronchon, c’était ce qu’elle était à présent, tout la faisait ronchonner et s’énerver. Elle prit sa douche et s’habilla d’un jean noir et d’un haut strict de cette même couleur. Elle se maquilla les paupières d’un noir, gris dégradé. Et se balaya les lèvres d’un rouge à lèvre rouge. Noir, c’était ce qui la décrivait depuis quelques temps, plongeait dans ses propres ténèbres. Son cœur brisé qui ne se remettait pas. Son téléphone sonna mais elle ne répondit pas. Le laissant sonner dans le vide. Encore sa mère qui lui disait être en retard au boulot. Sauf qu’aujourd’hui elle ne travaillait pas. C’était son jour de repos. Son jour de « paix » où elle n’avait pas à créer des bouquets pour des gens heureux, des couples heureux, où elle n’avait pas à prendre sur elle, pour avoir un semblant de sourire. C’était son jour.

Elle s’affala sur le canapé, son chat vint l’y rejoindre, pour une séance de ronron. Alaska son chien, vint se joindre à la partit, pour la séance gratouille. Elle se détendit un petit peu. Mais on sentait tout de même une certaine tension dans chacun de ses gestes. Un soupir. Elle quitta ce canapé. Elle ne pouvait pas rester enfermer, à broyer tout ce noir. Fallait qu’elle sorte, qu’elle respire un peu. Qu’elle se sente libre. Enfermer dans cette appartement, trop de souvenir revenait. Il y avait bien trop de souvenir. Son téléphone sonna de nouveau. Elle le prit en main. Elle espérait encore voir apparaître son prénom, Gabriel, mais son prénom ne s’affichait plus. C’était maman qu’il y était écrit. Elle décrocha. Envoya à sa mère froidement que c’était son jour de repos et raccrocha. Elle ne téléphonerait plus comme ça. Elle mit sa capuche sur la tête et se mit à déambulait dans la ville. On la bouscula et sa capuche tomba. Ces cheveux dans un dégradé de noir, rouge, blond, s’envola sur le coup de vent. Elle se dirigea vers le parc. Et bientôt s’y engouffra. Elle ne faisait guère attention aux gens qu’il l’entourait, parce qu’elle s’en fichait complétement. Elle se fichait farouchement du monde qui l’entourait. Et elle n’avait guère envie qu’on lui parle. Mais ce n’était sans compter sur cette rencontre pour le moins surprenante. Tête baissé, elle entendit soudain « Ne serait-ce pas la merveilleuse Elyzabeth ? » . Elle reconnaissait cette voix. Elle se retourna. Et croisa le regard de Braam. Il était le meilleur ami de Gabriel. Jusqu’à ce qu’il tombe amoureux d’elle, qu’elle tombe enceinte et qu’ils n’eurent plus aucuns contact. Braam avait toujours était assez méchant depuis leur première rencontre. Et elle ne l’avait pas revu depuis bien longtemps. Elle le voyait certes de temps en temps, trainait par ci par là, mais ils n’avaient plus eu de contact. Il n’était pas même pas à l’enterrer de Gabriel. Le savait-il seulement ? Il ne semblait pas. Elyzabeth, cru se souvenir, que dans le petit tas de lettre écrire, il y en avait une pour lui. Elle se demandait pourquoi d’ailleurs. « Braam … ». Son ton était légèrement ironique. Elle le regardait droit dans les yeux. Elle aurait voulu lui cracher tout son venin, mais elle restait étonnamment calme. « Qu’est-ce que tu veux ? ». Elle se demanda sincèrement pourquoi il lui adressé la parole après tant de temps.

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MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Lun 30 Déc - 10:38


elyzabeth et braam


Il n'aimait pas vivre la journée. Il se sentait toujours faiblement attiré par la lumière dorée du soleil et s'il fermait les yeux, il était presque certain de se faire emporter par l'horizon. Il parvenait presque déjà à distinguer son corps se balancer d'avant en arrière. Il ne voulait pas chavirer, pas maintenant. Il avait peur et c'était une peur horrible qui lui rongeait l'échine. Le temps d'une seconde, il songea à réellement faire danser l'éclat doré sur ses paupières, à se laisser emporter par ses atroces sensations de désespoir. « Braam … » entendit-il.  Il se rappela. Elle se tenait devant lui, belle comme jamais. Dans ses souvenirs, elle n'était pas aussi fermée et ses traits n'étaient pas aussi durs. Quelque chose en elle avait changé, elle s'était peut-être même brisée, elle aussi. Il songea soudainement à Gabriel et son cœur se serra un peu plus dans son torse. Il avait peur, peur de le voir apparaître au coin de la rue, avec deux gosses dans les bras. Sa gorge le brûla atrocement et il sentit ses mains trembler. Le besoin d'ivresse était plus fort que d'habitude, ses sentiments le perdaient. Il ne voulait pas se montrer sous son vrai visage, le visage d'un homme faible et terriblement lâche. Il n'était pas cet homme peu ragoutant que tout opposait à ses proches. Il n'était pas un lâche, non, c'était le monde tout autour de lui qui s'écroulait. Il n'était pas bourreau, mais victime. Il n'était pas non plus en tort, car il avait conscience de son passé. Subitement, son regard croisa celui d'Elyzabeth. Quelque chose avait définitivement changé en cette femme et il voulait savoir quoi. Sa présence -ou plutôt l'absence de Gabriel et de son gamin- dans ce parc l'intriguait ardemment. Il voulait savoir, il avait même soif de savoir. Il lui sembla, au loin, entendre des rires. C'étaient les voix du monde qui l'entourait, un monde dans lequel il n'était plus bon de vivre. Il fourra une main dans sa poche et en sortit une troisième cigarette. Il la laissa reposer, éteinte, au creux de ses lèvres. « Qu’est-ce que tu veux ? » dit-elle, aussitôt.

Il haussa les épaules, incrédule. À cet instant précis, il devait être horrible à voir. Il se sentait même plus tortionnaire que victime ; et sa chose n'était guère plus qu'Elyzabeth. Il lui sembla voir, quelques secondes, le visage d'un homme derrière elle. Sa gorge se fit soudainement sèche et le besoin de passer sa langue sur ses lèvres se fit plus fort que tout. Il avait la légère impression de paraître fou et perdu et il se sentait frustré. Presque inconsciemment, il sortit le briquet de sa poche et l'alluma. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu'il approcha la flamme scintillante de la cigarette. Il laissa sa main suspendue dans les airs quelques secondes puis, la laissa  retomber le long de son corps. Au fond, Elyzabeth avait posé une très bonne question. Il voulait beaucoup de choses ces temps-ci, à commencer par l'alcool. Boire n'était plus devenu un plaisir depuis longtemps déjà, mais plutôt un besoin vital. Il se sentait piégé par cette obsession qui, au fil des semaines, était devenue hantise. Un flot de sensations le submergeait ; la brûlure se fit plus forte. Ses jambes se mirent à trembler et il se raidit subitement. Il frotta du revers de la main ses yeux, la lumière éclatante du soleil l'irritait profondément. Lorsqu'il releva la tête, cette salope était toujours là. Son regard semblait à jamais rivé sur lui, il lui sembla qu'elle le jugeait, comme elle l'avait toujours fait. C'était pour cela que, dès le début, il n'avait pas été capable de l'apprécier. Elle lui avait délibérément volé l'homme qui égayer ses journées, la seule personne qui l'empêchait de se laisser consumer. Depuis, il avait été seul et il avait eu le temps de réfléchir à eux. Gabriel, il n'avait jamais voulu y penser. Il le détestait trop pour ça, ce petit con. Mais elle, cette petite garce, il y avait longtemps pensé et il avait eu des années pour laisser sa haine grandir. Elle était sortie de nulle-part et avait renversé la moindre de ses ambitions. Il s'était retrouvé seul du jour au lendemain, car il ne voulait plus fréquenter un homme qui le répugnait. Soudain amer, il sentit un excès de confiance s'emparer de lui.  « Je ne vois nulle-part ton lâche de petit ami et son rejeton. » articula-t-il, finalement. Son regard resta figé dans celui d'Elyzabeth tandis qu'il prenait, une nouvelle fois, une bouffée de sa clope. « J'espère que ça t'a pas fait trop mal quand il t'a dit que t'étais qu'une chienne de plus sur sa longue liste ? » dit-il, sur un ton moqueur. Il se remémora un instant l'homme qu'il avait connu. Il avait été un vrai salaud, même pire que lui. Putain, il était presque heureux de voir qu'il avait enfin laissé tomber Elyzabteth.
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MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Lun 30 Déc - 12:43




carry my lifeless body away from the pain.

"Look into my eyes. It's where my demons hide. It's where my demons hide. Don't get too close. It's dark inside"


Comme si sa journée n’avait pas déjà si mal commencé,  il fallait qu’elle tombe sur lui. Dans un des rares moments où elle pouvait s’évader et marcher sans but précis. Essayer d’oublier quelques minutes. Il fallait qu’elle tombe sur lui, pour qu’un tas de souvenir amer remonte à la surface. Remonte dans son esprit. Elle n’était pas heureuse de le voir. Elle ne voulait pas le voir. Pour lui, elle était celle qui lui avait enlevé son meilleur ami. Et pour elle, pour elle, elle avait juste sauvé Gabriel pour une fin de vie bien meilleur. Elle regardait dans quel état était Braam. C’était certain qu’il n’était pas au mieux de sa forme, mais ça elle s’en fichait pas mal. Elle le détestait. Elle le détestait de ne pas avoir été là, de ne pas avoir pensé à Gabriel, alors que lui dans ses derniers instants avait eu le temps de lui écrire un mot, ses derniers mots, il avait eu une pensée pour lui, alors qu’il était au plus mal. Elle ne lui en avait pas parlé certes, mais elle lui en voulait de ne pas avoir lui pris des nouvelles. Il sortit une cigarette de sa poche. Elle se demandait combien cela faisait-il de cigarette qu’il devait fumer. Son regard amer était rivé sur lui. Si elle avait eu des fusils à la place des yeux, Braam n’aurait peut-être pas survécu. Elle faisait totalement abstraction du monde qui l’entourait. De ce monde qui n’avait plus aucun sens pour elle. La vie continuait de son côté, mais pour elle, elle s’était arrêté il y a déjà plusieurs mois de ça. Braam devait bien l’avoir remarqué. Remarquée qu’elle n’était plus cette fille joviale, souriante, pleine de vie et d’espoir, naïve, qui avait tant attiré Gabriel, cet angélisme qu’elle pouvait dégager à une époque. Elle n’était plus tout ça, elle était une femme brisée, elle était un ange déchu.

« Je ne vois nulle-part ton lâche de petit ami et son rejeton. » . Soudain son cœur s’accéléra, provoquant une douleur immense dans le plus profond de son cœur. Cette douleur immédiate, suite à ses mots. Il fumait sa clope, mais il ne savait pas, il ne savait pas l’effet de ses mots sur Elyzabeth. « J'espère que ça t'a pas fait trop mal quand il t'a dit que t'étais qu'une chienne de plus sur sa longue liste ? » . Elle se mordit la lèvre, rejetant le sentiment de haine que tous ses mots pouvaient provoquer. Elle ne voulait pas craquer, pas devant lui. Elle ne voulait pas pleurer. Pourtant les larmes, contre son gré, grimpé doucement dans ses yeux ternes et cerné. Elle le regarda droit dans les yeux, on pouvait y lire beaucoup de chose, mais le sentiment qui en ressortait, était la douleur. Elle avait envie de fuir. Fuir très loin. Comment lui dire ? Comment lui dire sans craquer ? Comment lui dire sans s’énerver ? Comment faire tout simplement. Elle resta un temps silencieuse. Cherchant ses mots. Cherchant comment sortir de là. Comment sortir de cette situation qui l’effrayait, et raviver les blessures de son cœur. Finalement elle dit d’un ton dur et froid. « Ne parle pas s’en savoir Braam ! Mon lâche de petit ami comme tu dis, ton meilleur ami, est mort…. ». Elle sentait en elle tout un tas de chose. Et dans tout ça, elle ne put retenir une larme, puis une deuxième, qui roulèrent le long de ses joues. Elle les essuya bien vite et poursuivit sur ce même ton. « Il m’aimait, j’étais la seule. Et c’est à mes côtés qu’il est parti. C’est pour moi qu’il eut ses derniers mots. Et il ne reste rien de lui. J’ai perdu l’enfant. Il n’y a pas d’enfant. Il n’y a plus rien ! ». Elle retenait les larmes qui voulaient continuer. Essayer de ne pas faire voir que son cœur se tordait de douleur à ses souvenirs. « Et toi Braam où étais tu pendant que ton meilleur pote agonisé dans un lit d’hôpital ? Pendant que la maladie le bouffé peu à peu ? ». Elle ne savait plus quoi lui dire. Elle laissa haussa les épaules. Et finit par. « As-tu seulement pensé à lui, pendant que lui me parlait encore de toi sur ses derniers instants ? ». Son regard posé sur lui était tout aussi dur et froid que ses paroles.  

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MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Mar 31 Déc - 10:41


elyzabeth et braam


Il avait envie de finir sa clope et d'partir, mais il avait fait une erreur. Il n'aurait jamais dû se laisser prendre par son excès de confiance, par son assurance habituelle. Il n'aurait jamais dû parler à Elyzabeth, elle était pas le genre de fille à qui il avait envie de parler. Surtout pas la journée, surtout pas sobre. « Ne parle pas s’en savoir Braam ! Mon lâche de petit ami comme tu dis, ton meilleur ami, est mort…. » Il ne put étrangement pas s'empêcher de pouffer, comme l'aurait fait une pétasse gênée dans une pareille situation. Il resta un instant figé, à guetter l'apparition d'un rire qui ne viendrait pas. « Il m’aimait, j’étais la seule. Et c’est à mes côtés qu’il est parti. C’est pour moi qu’il eut ses derniers mots. Et il ne reste rien de lui. J’ai perdu l’enfant. Il n’y a pas d’enfant. Il n’y a plus rien ! » Il fut presque soulagé de savoir qu'il n'y avait pas de gosse. Il n'avait jamais aimé les gosses, toujours trop cons. Au fond, c'était pour ça qu'il n'avait jamais aimé Elyzabeth. Elyzabeth, elle n'avait jamais été drôle. Il l'avait toujours trouvée trop gamine, trop conne pour un mec comme Gabriel. Elle n'avait jamais été digne de lui, digne d'eux. Sortir avec elle, ça avait été du gâchi. Cette fille, elle était tout bonnement pathétique. « Et toi Braam où étais tu pendant que ton meilleur pote agonisé dans un lit d’hôpital ? Pendant que la maladie le bouffé peu à peu ? »  Elle était bonne comédienne, il ne pouvait pas dire le contraire. Pendant un instant, il eut presque envie d'y croire. « As-tu seulement pensé à lui, pendant que lui me parlait encore de toi sur ses derniers instants ? » L'écho de ses mots lui sembla résonner dans son esprit depuis des heures. Il manqua de s'étouffer avec la fumée de sa putain d 'clope. Cette satanée garce n'avait jamais été aussi drôle. « je n'ai jamais aimé tes petites blagues, chérie. » Il laissa son regard se perdre derrière elle. Il guettait la foule, guettait l'arrivée d'un homme qui ne viendrait jamais. Au fond de lui-même, une voix lui souffla qu'elle ne mentait pas. Gabriel avait toujours été un gros salaud, mais il ne lui infligerait jamais une telle blague. Ce n'était pas de son niveau. Lui, il aurait préféré lui envoyer un gosse, blond aux yeux couleurs néant, et il lui aurait fait croire que c'était son gosse. Pourtant, Elyzabeth elle était là, seule, et c'était la blague du siècle. Un soupir las s'échappa de ses lèvres et son regard croisa finalement celui d'Elyzabeth. Sans trop savoir pourquoi, sa gorge se serra et ses yeux commencèrent à le brûler. Il n'allait pas pleurer ; il ne pleurait jamais lorsqu'il était au sec.  « Sérieusement, Elyzabeth. J'ai l'air d'avoir envie de déconner ? T'as toujours été vieux jeu, mais là, tu touches le fond. T'as rien de trouvé de mieux pour justifier le fait qu'il t'ai lâchée comme une pute ? » Sa voix avait été agressive et étrangement, elle s'était brisée en une chose morne.

Il voulut prendre une bouffée de sa clope, mais ses mains se mirent à trembler. Il n'aimait pas les blagues, les gosses et les connasses dans le genre d'Elyzabeth. Il n'aimait pas vivre la journée, sous le soleil brûlant. La nuit, jamais de pareilles choses lui arrivaient. La nuit, il était fort et la journée, il était faible. Cette fille, elle le rendait faible. Il aurait pas dû s'attacher à Gabriel, il aurait pas dû. Il sentit un gouffre apparaître au creux de son torse et, à travers le regard mort d'Elyzabeth, il sût. Gabriel était mort. Cet enfoiré était parti. Ses parents l'avaient abandonné. Tout autour de lui, les gens l'abandonnaient. Tout le monde l'abandonnait et un jour, il finirait, lui aussi, par s'abandonner.  « Il a clapsé ? » brailla-t-il, soudainement. Son regard se transformera en une chose vide, sans fond. Il crut entendre des voix autour de lui, celles du parc. Il n'aimait pas les parcs, il y avait toujours trop de gosses.  « le petit enfoiré, il a osé. » s'entendit-il chuchoter, probablement à lui-même. Gabriel avait osé. Il avait osé le laisser tomber et le pire, c'était qu'il avait aussi laissé tomber Elyzabeth. Au fond, il avait toujours su qu'il était qu'un hypocrite. Ca avait toujours été un connard, pire que lui, et lorsqu'il s'était rencontré pour la première fois, il avait tout de suite compris que Gabriel le surpasserait. Mais putain, il pensait pas que ça arriverait de si tôt. Pas comme ça, pas comme ça. Il ne pouvait pas se laisser traiter comme ça par Gabriel. Pas comme ça, non. Subitement, il sentit quelque chose rouler sur sa joue. Il sursauta et se frotta instantanément les yeux, comme lorsqu'il était anxieux. Il ne pleurait pas, jamais ! Il se racla la gorge, il fuma un peu de sa clope, il vivait, putain.  « Y a combien de temps ? » demanda-t-il à Elyzabeth, sans pour autant la regarder. Il voulait pas poser son regard sur elle, il voulait pas voir la souffrance dans ses yeux. Et au-delà de tout, il ne voulait pas qu'elle voie la souffrance dans son regard, à lui aussi.
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MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Mar 31 Déc - 15:20




carry my lifeless body away from the pain.

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Il rigolait, il rigolait face à ses mots. Il n’y avait pas de quoi rigoler, il n’y avait rien à rire. Ce n’était pas une rigolade. Son cœur se serra un petit plus à chaque mots qu’elle disait. La douleur remontant encore plus douloureusement. Elle le disait que Gabriel était mort et il pouffait de rire. Elle voulait bien croire que la nouvelle pouvait être difficile à passer mais pas au point de croire qu’elle plaisantait. Comment aurait-elle pu rigoler et blaguer sur ça. Comment avait-il pu croire qu’elle plaisantait avec ça. « je n'ai jamais aimé tes petites blagues, chérie. » . La colère montait de plus en plus, elle n’était pas conciliante depuis plusieurs mois et ce n’était vraiment pas le moment de la chercher. Ce n’était réellement pas le moment. Et le fait que Braam, puisse croire qu’elle oserait plaisanter sur ça, cela la révoltait tout simplement. Elle se mordit la lèvre inférieure, histoire de se contrôler un peu. A une époque c’était une marrante, une blagueuse, mais jamais oh grand jamais elle aurait osé plaisanter sur ça. Enfin leur regard se croisa vraiment. Et elle se mit à penser que c’était peut-être ce qu’il fallait, pour qu’il comprenne qu’elle était bien loin de plaisanter. « Sérieusement, Elyzabeth. J'ai l'air d'avoir envie de déconner ? T'as toujours été vieux jeu, mais là, tu touches le fond. T'as rien de trouvé de mieux pour justifier le fait qu'il t'ai lâchée comme une pute ? » . Contient toi Elyzabeth, contient toi, ne lui saute pas à la gorge tout de suite, on se calme. Les larmes continuèrent de grimper sous ses paupières, mêlant frustration, colère, douleur, et bien d’autres émotions négatives. Elle se mit à regarder autour d’elle. Elle ne voyait rien, parce qu’elle ne voulait rien voir, parce que la seule personne qu’elle aurait aimé voir arriver, n’était plus de ce monde. Et aussi un peu parce que les larmes quelle empêché de couler s’agglutinée sous ses paupières.

Le silence s’installa. Parce que si elle ouvrait la bouche maintenant, elle l’insulterait comme elle n’avait jamais insulté personne. Parce que si elle ouvrait la bouche, elle ne ferait pas que l’insultait, elle lui sauterait dessus et viderait sa colère sur lui. Peut-être que c’est de ça qu’elle a besoin pour aller un petit peu mieux. S’énerver une bonne fois pour toute sur quelqu’un. Vider toute sa haine et sa souffrance sur Braam. Elle resta néanmoins de marbre, avec un regard froid. Soudainement le silence se brisa. « Il a clapsé ? » . Elle leva son regard sur lui. Il réalisait enfin que ce qu’elle disait été vrai. Elle hocha la tête, car si elle parlait à présent, sa voix se briserait. Même si il essaya de le cacher, Elyzabeth vit bien la larme rouler sur sa joue. Et un petit quelque chose se passa en elle. Il arracha bien vite cette larme de sa joue et se reporta sur sa cigarette. Elyzabeth détestait la cigarette. Elle avait horreur que Gabriel fume, elle avait essayée de lui faire arrêter mais c’était la seule chose qu’elle n’avait pas réussi à lui faire arrêter, alors elle avait laissée. « Y a combien de temps ? » . Combien de temps ? Une éternité. Pour Elyzabeth, cela ressemblait à une éternité. Ces derniers mois fut très difficile, on aurait dit que des années, des décennies était passé. Alors que cela ne faisait que six mois. Six petits mois. Et d’un ton un peu moins froid que ce à quoi elle l’avait habituée jusqu’à présent. « Six mois ! Il est partit un soir de Juin ! ». Elle laissa passer un petit moment de silence. Elle se souviendrait toujours de ce soir-là, elle avait cru que sa vie à elle aussi était finie. Il est partit heureux. Elle lui avait promis de refaire sa vie, d’être heureuse mais elle ne le pouvait pas. Non ca elle ne pouvait pas le faire. Pas pour le moment. Puis elle reprit d’un ton beaucoup plus calme, mais vibrant. « Braam … regarde-moi ! Comment tu as pu croire que je plaisantais avec ça ! Tu me crois vraiment capable de faire une blague aussi tragique ! Tu me penses vraiment comme ça ? Dès qu’on s’est rencontré tu m’as jugée et tu m’as mise dans un panier, celle qui t’enlèverais ton meilleur ami…celle qui allait te mettre les gamins de Gabriel dans les pattes … celle qui allait tout changer … mais en réalité tu ne me connais pas, tu ne sais vraiment comment ni qui je suis ! ». Non, Braam, ne la connaissait pas vraiment. Il l’avait jugée et casée sans chercher à comprendre plus loin.
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MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Jeu 2 Jan - 20:32


elyzabeth et braam


Autour d'eux, il y avait le parc et ses enfants. Il semblait à Braam que l'endroit se vider. Ou peut-être que c'était eux qui se laisser emporter loin du banc. Plus près des vagues. Loin des enfants, des jeux, loin des souvenirs. Plus prés de la vérité. Et il avait peur ; peur d'entendre la réponse. Toujours, il avait toujours peur. « Six mois ! Il est parti un soir de juin ! » dit-elle, aussitôt. C'était il y a six mois. Six mois d'abandon et de souffrance dans lesquels elle s'était battue, seule. Elle avait été drôlement courageuse, Elyzabeth. Peut-être même qu'elle avait fait preuve de bien plus de courage que Braam n'en avait fait durant toute sa pathétique existence. Il faisait peur à voir ; horrible même. Des tremblements méconnus surgissaient à chacun des battements de son coeur et le faisaient chavirer d'avant en arrière. Ses yeux étaient mornes et presque éclatés par l'envie de s'abandonner dans un torrent de larmes. Mais il résistait et c'était par cette résistance que la douleur devenait pire que tout. Il avait la sensation qu'un feu se déchaînait au fond de sa gorge, mais ce n'était pas l'envie d'ivresse. Ce n'était plus l'envie d'ivresse ; plus depuis qu'il savait. Le désir de pleurer était plus fort que tout, mais il ne voulait pas. Pas devant Elyzabeth, pas maintenant. Et un soudain besoin d'évasion émergea au creux de son esprit, abandonner Elyzabeth à son propre sort lui semblait être une nécessité. Il eut envie de bouger, mais il en fut incapable. Son corps refusa de lui obéir et bientôt, une seconde larme s'échappa de ses grands yeux vides. Il détourna vivement la tête et cacha sa douleur au monde. Il ne voulait pas qu'elle remarque qu'il était anéanti par la mort de Gabriel. Il ne voulait pas qu'elle voie qu'il n'était plus qu'une épave parmi tant d'autres. Presque inconsciemment, il sortit une autre cigarette qu'il alluma. Son regard voyageait à divers endroits du parc sans jamais se poser sur Elyzabeth. Il ne savait pas à quoi elle ressemblait ; il ne savait plus. L'instant présent lui semblait étrangement loin, comme s'il n'était plus qu'une erreur du passé. Et il eut envie de retourner dans le passé. De faire machine arrière et d'effacer tout ce qu'il avait pu rater, tout ce qu'il avait essayé d'oublier, ce qu'il avait essayé de noyer dans l'alcool. « Braam … regarde-moi ! Comment tu as pu croire que je plaisantais avec ça ! Tu me crois vraiment capable de faire une blague aussi tragique ! Tu me penses vraiment comme ça . Dès qu’on s’est rencontrés tu m’as jugée et tu m’as mise dans un panier, celle qui t’enlèverait ton meilleur ami…celle qui allait te mettre les gamins de Gabriel dans les pattes … celle qui allait tout changer … mais en réalité tu ne me connais pas, tu ne sais vraiment comment ni qui je suis ! »  Il ne la regarda pas. Pas une seule fois ses yeux se posèrent sur Elyzabeth. Pas une seule fois, il n'osa voir la souffrance qui se cachait dans son regard.

 Il l'entendait déjà au son de sa voix, cette souffrance, et c'en était déjà trop. Il en avait assez de ses conneries, de ses maux, de ses paroles insensées. Gabriel l'avait abandonné pour Elyzabeth et maintenant, il était mort. Depuis combien de temps déjà ? « Six mois. » dit-il. Six mois qu'il était mort et pas une seule fois Elyzabeth n'avaient jugé bon de le prévenir. Il lui en voulait, bien sûr qu'il lui en voulait pour ça. Gabriel avait été comme son frère et à présent, il était mort. Lui, il vivait, il crachait l'air de ses poumons, il se vidait dans l'alcool, il s'perdait dans l'avenir. Mais putain, il vivait et c'en était terriblement injuste. Plus que jamais, en ce jour maudit, il eut envie de mourir. De boire jusqu'à en crever, de boire jusqu'à rejoindre Gabriel et de laisser tomber ses proches. Quels proches, putain. Son regard se troubla et pour la première fois depuis qu'elle lui avait annoncé la nouvelle, ses yeux se posèrent sur Elyzabeth. Une nouvelle larme roula sur sa joue, mais il ne chercha pas à la cacher ; il ne se cachait plus. « Comment est-ce qu'on a pu en arriver là ? » Il laissa son regard se perdre dans la foule et subitement, il se mit à pleurer. Ce n'était pas juste un pleurnichement, mais plutôt un horrible sanglot qui le ravagea de long en large. Au loin, il entendait la mer rugir et tout autour de lui, le tonnerre gronder. Il se laissa emporter par les vagues, loin de tout, loin d'Elyzabeth, loin de Gabriel. « Comment est-ce qu'on a pu en arriver là ? » répéta-t-il, plus fort. Il ferma les yeux, laissa sa clope tomber au sol. Il s'foutait des gamins du parc, il s'en fichait qu'on le regarde ou non, qu'on se moque de lui ou pas. Il se sentait seul, il avait toujours été seul. Il leva un visage dévasté vers Elyzabeth et leurs regards se croisèrent une seconde fois. « Je voulais pas, Elyzabeth. Au fond, j'voulais pas. »  À travers les larmes et les pleurs, il ne voyait plus qu'elle et derrière, une silhouette. « Gabriel. »  lâcha-t-il entre deux sanglots.
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MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Jeu 2 Jan - 21:51




carry my lifeless body away from the pain.

"Look into my eyes. It's where my demons hide. It's where my demons hide. Don't get too close. It's dark inside"


Six mois que Gabriel avait quitté ce monde. Six mois qu’il était parti. Six mois, six long mois de souffrance et de douleur. Six long mois où sont cœur n’arrivait pas à cicatriser.  Six mois qu’elle espérait voir Gabriel à chaque coin de rue, à chaque fois qu’on sonnait à sa porte, à chaque fois que le téléphone sonnait. Mais cela faisait six long mois que cette espérance n’était plus de mise. Il lui arrivait de repenser à leur rire, à leur joie, à leur taquinerie, mais cela faisait encore plus mal. Six mois qu’elle pensait chaque jour le rejoindre, mais qu’elle se battait contre cette idée-là. Elle se voulait forte dans ses faiblesses. Pourquoi, pourquoi ce genre de chose arrivait ? Pourquoi la vie se montrait elle si atroce ? Pourquoi nous enlevait-elle les personnes qu’on aimait tant ? Elyzabeth n’avait aucune réponse. Qui les avaient d’ailleurs. Qui. Aujourd’hui elle était en face de Braam, le meilleur ami de Gabriel. Du moins il fut un temps où il était. En le voyant, Elyzabeth, n’aurait jamais pensé voir une telle faiblesse par la suite. Elle le pensait dur, sans scrupule, jugé sans savoir. Elle aussi avait une opinion tellement bien arrêtée sur lui. Mais la nouvelle sembla réellement le tourmenté. Réellement le toucher là profondément. Elle avait eu tellement de mal à le lui dire. Tellement de mal, qu’il crut qu’elle plaisantait. Il la pensait vraiment capable de ça. Mais elle vit en Braam quelque chose se briser, comme quand Gabriel était parti, il y avait eu cette brisure dans son corps. Elle voyait des larmes coulaient sur sa joue et elle n’en revenait pas.

Elyzabeth voulait qu’il la regarde. Elle voulait lire dans ses yeux. Lire ce qu’il ressentait réellement. Ne dit-on pas que les yeux sont le reflet de notre âme ? Elle voulait voir son regard. Elle le voulait voir dans ses yeux sa réactions face à ses paroles. Et puis enfin, après un moment qui parut une éternité, il posa enfin son regard sur elle. Et elle put enfin voir cette larme roulait sur sa joue. Il la laissait enfin voir, la tristesse qu’il ressentait face à la nouvelle.  « Comment est-ce qu'on a pu en arriver là ? » . Elle haussa les épaules. Et soudain, il se mit à pleurer, les larmes le ravagèrent. Elyzabeth en resta stupéfaite. Elle ne s’attendait pas à cette réaction, elle ne s’attendait pas à ça. En le voyant ainsi exposer ses faiblesses. Exposer sa fragilité à ses yeux. Un vent glacial fouetta ses cheveux roux et elle laissa elle aussi couler les larmes, qu’elle avait tant retenues. Elle les laissa tout simplement couler. Il répéta.  « Comment est-ce qu'on a pu en arriver là ? » . Elle ne savait quoi répondre. Elle ne savait quoi dire. Qu’il y avait il a dire. La vie est faite de préjugé et on se laisse si facilement avoir. Maintenant on juge sans connaître. Et on peut passer à côté de bien de chose comme ça. Elle ne le voyait même plus à cause de ses yeux embuée de larmes.

Puis elle croisa de nouveau son regard, elle croisa, la douleur, il était dévasté. Et là Elyzabeth retrouva un de ses traits de caractères. La compassion. «Je voulais pas, Elyzabeth. Au fond, j'voulais pas. » . Elle ouvrit la bouche, mais rien n’en sortit. Parce qu’elle ne savait quoi dire. Plus rien n’existé autour d’elle, plus rien à part Braam. Elle ne le reconnaissait plus. Elle avait en face d’elle un tout autre homme. Il lâcha le nom de Gabriel. Et sans même y penser, sans même y penser une seule seconde. Elle s’approcha de lui, attrapa sa main et ses bras entourèrent le corps tremblant et instable de Braam. Elle ne sut pourquoi elle avait fait ça. Mais elle avait agit tout simplement. Et elle murmura dans son oreille. « Je suis désolé … vraiment désolé … ». Elle se détachant de lui, ses lèvres frôlèrent sa joue, mais sa main tenait toujours la sienne. Elle n'était pas méchante. Elyzabeth n'avait jamais été méchante elle se défendait juste. « Je ne voulais pas t’enlever ton meilleur ami, je ne voulais pas faire obstacle, mais je suis tombée amoureuse et il est tombé amoureux et ça ne se contrôle pas ! J’aurais dû t’appelais, j’aurais dû te le dire mais cela fait six mois que je ne vis plus, six mois que je pense qu’à ma douleur et que je ne suis plus la même ! Je te l’ai pas dit parce que je voulais je crois attendre d’être plus forte. Je … Je … Suis désolé ! ». Son regard ne lâcha plus celui de Braam à présent.
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MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Ven 3 Jan - 12:39


elyzabeth et braam

Sous la chaleur et la lumière du soleil, il frissonnait. Son corps chavirait et il entraînait avec lui son esprit. Il se sentait perdu, il se sentait vidé. Mais Elyzabeth était là ; elle avait toujours été là lorsqu'il ne voulait pas d'elle. Son visage, ses yeux, ses lèvres, ses bras. Ses mains. Tout, elle était tout. Et elle était douce, cette fille, et plus gentille qu'il avait voulu le croire, plus douce, aussi. Et lui, il avait été mauvais. Au fond, elle n'était pas folle. Juste compatissante, juste ravagée. Et il sursauta. Il était capable de se souvenir de beaucoup de choses, mais une étreinte, il ne s'en souvenait pas. Pas une étreinte comme celle d'Elyzabeth, pas aussi sincère.  « Je suis désolée… vraiment désolée… » Sa respiration n'était plus qu'un lointain souvenir ; tout lui semblait loin. Autour de lui, les gamins avaient cessé de jouer. Ils avaient cessé de bouger, cessé de respirer ; tout s'était figé en un éternel instant de solitude. Elle le touchait, lui, l'horrible enfoiré. Il était moche, il était laid, mais Elyzabeth s'en fichait. Elle savait ce qu'il avait fait, elle savait ce qu'il était ; un monstre. Mais tous les deux, ils étaient vivants et c'était ça le problème. Ses lèvres effleurèrent sa joue et il se mit à trembler plus fort. Elle tenait fermement sa main dans la sienne et soudainement, il ne se sentit plus seul. Elle était là, juste devant lui. À quelques centimètres de lui, même. Et elle pleurait, elle aussi. Ils étaient laids à voir, mais une horrible fascination se dégageait d'eux et en un sens, ça les rendait beaux. « Je ne voulais pas t’enlever ton meilleur ami, je ne voulais pas faire obstacle, mais je suis tombée amoureuse et il est tombé amoureux et ça ne se contrôle pas ! J’aurais dû t’appeler, j’aurais dû te le dire mais cela fait six mois que je ne vis plus, six mois que je pense qu’à ma douleur et que je ne suis plus la même ! Je te l’ai pas dit parce que je voulais je crois attendre d’être plus forte. Je … Je … Suis désolé ! » dit-elle. Il tremblait toujours. Ses yeux se consumaient et il inspira profondément. L'air était chargé d'électricité ; de souffrance. Il parvenait à sentir la douleur qui se dégageait d'eux et un instant, il songea à tout effacer. Il songea à un monde sans souffrance, sans peine, sans tristesse. Un monde sans Gabriel, un monde dans lequel il serait heureux car il avait sa propre conception du bonheur. L'ivresse, la débauche, la chair. Il n'en voulait plus, plus maintenant. Son monde, fragile et pourtant résistant, venait de s'écrouler. Gabriel était mort et Elyzabeth n'était pas elle. Elle n'était pas la femme qui avait volé son meilleur ami, elle n'était pas une voleuse, comme il l'avait cru. C'était une femme meurtrie. Et lui aussi, il était meurtri.

Sa voix, meurtrie. Ses yeux, meurtris. Son cœur, meurtri. Tout était devenu mort en cet homme. Et sous la lumière dorée de l'après-midi, sous le doux contact d'Elyzabeth, il comprit qu'il n'était guère plus lui-même. Il n'était plus quelqu'un d'important. Il n'était ni fort, ni courageux. Il n'était pas non plus un homme parfait, comme il avait pu le croire il y a longtemps. Il était rien, voilà ce qu'il était. « faut pas aimer, Elyzabeth. » dit-il.  Il ne faut pas aimer, jamais. L'amour, ça l'a détruit une fois. Il pouvait se persuader que le vent hurler son nom ; le nom de son premier amour. De sa première flamme, de son dernier soupir. Il ne voulait plus jamais subir ça. La perte d'un être qu'on aime. Putain, Gabriel. « On n'aurait pas dû, j'aurai pas dû le laisser. » chuchota-t-il. Il se mentait. Bien sûr, qu'il n'aurait pas dû laisser tomber Gabriel, mais ce n'était pas ça qu'il voulait dire. Il voulait s'excuser pour l'avoir jugée de la sorte, pour l'avoir considérée comme une folle. Sa folle, celle qui volait son Gaby. Celle qui lui avait ôté des années de joie. Il ne savait plus ce qu'il faisait et ce qu'il ressentait était confus. À dire vrai, il n'avait jamais été aussi confus. Il pleurait, mais il avait envie de rire tant ils étaient pitoyables, tous les deux. Si l'ancien Gabriel, le Gabriel salaud, le Gabriel enfoiré, les voyait, il rirait. Non, il ne voulait pas. Elyzabeth était en train de le changer comme elle avait changé Gabriel. Elle le rendait faible, elle le rendait mal. Il lâcha sa main, abandonna tout contact avec elle. Il ne voulait pas, non. Ce qu'il ressentait, ce qu'il voyait tout autour de lui, ce n'était pas lui. Il n'était pas cet homme ; homme faible, misérable. Il ne pleurait pas la journée, pas lorsqu'il était au sec. Il ne pleurait pas, jamais. « ça sert à rien de regretter. » finit-il par dire. Et il le pensait. Il ne voulait pas regretter le passé ; il regrettait déjà trop.  Elyzabeth le changeait, Elyzabeth le blessait. Elyzabeth, il l'avait détestée et il se persuadait qu'il pouvait encore le faire. D'une main tremblante, il sécha ses larmes et sortit une nouvelle clope. Il y avait trop peu de distance entre lui et elle, alors il recula. Il n'aimait pas cette proximité, il n'aimait pas l'idée que Gabriel soit mort. Il ne s'aimait pas. « on né, on vit, on meurt. Gabriel, il a vécu. On devrait pas pleurer. » lui dit-il. Sa voix, elle tremblait et lui aussi, il tremblait. Mais il ne voulait plus d'une étreinte, il ne voulait plus se laisser aller de la sorte. Pas devant elle, pas devant cette femme qui, au fond, n'était guère plus qu'une inconnue pour lui. Il s'était trompé sur elle, elle s'était trompée sur lui. Ils ne se connaissaient pas. Jamais.


Dernière édition par Braam Jagaciak le Ven 3 Jan - 17:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Ven 3 Jan - 13:42




carry my lifeless body away from the pain.

"Look into my eyes. It's where my demons hide. It's where my demons hide. Don't get too close. It's dark inside"


Elyzabeth c’était laissée aller par l’émotion, par ce que lui disait à cet instant son cœur et pas son esprit. Elle voyait Braam, pleurer, elle voyait la souffrance dans ses yeux, la douleur face à la nouvelle. Elyzabeth n’était pas méchante, Elyzabeth c’était une grande enfant, une sensible. Avant elle pensait bien plus aux autres qu’a elle-même. Aujourd’hui tout était différent. Mais là, elle se retrouvait. Elle retrouvait ce qu’elle était il y a un peu plus de six mois. Elle se laissa tout simplement aller. Elle n’aurait jamais pensé un jour enlacer Braam, l’embrasser sur la joue, si on lui avait dit qu’un jour elle aurait fait, elle n’aurait pas cru cette personne. Braam ne l’avait jamais aimé et elle ne l’avait de ce fait jamais aimé non plus. Elle n’allait pas apprécier quelqu’un qui ne l’apprécié pas. Mais aujourd’hui les choses étaient bien différentes. Bien plus difficile. Ils avaient perdu un être auquel il tenait tous les deux. Ils étaient comme des pauvres idiots, à pleurer tout leur désespoir, leur faiblesse et leur douleur. Elyzabeth n’osait même pas croire ce que les gens aux alentour pensé. Est-ce qu’ils les regardaient. Est-ce qu’ils les jugeaient. Elle n’en savait rien et ne voulait d’ailleurs pas savoir. Elyzabeth, s’excusa, parce que c’était tout ce qu’elle avait trouvé à faire. C’était la meilleure chose à faire. Elle s’excusa et s’expliqua. S’excusa de lui avoir caché le décès de Gabriel si longtemps. Elle n’aurait pas dû faire ça. Gabriel n’aurait pas aimé très certainement.  Mais elle ne se sentait pas capable, elle se sentait bien trop faible encore. Mais le hasard a fait les choses autrement. Le Destin en a décidé autrement. Si Braam n’était pas venu à sa rencontre, il ne l’aurait pas su avant de long mois encore. Gabriel les avaient peut être mis sur le même chemin. Ne supportant pas de voir deux êtres chers à ses yeux se détruisent et se détester comme ça. Elyzabeth avait toujours la main de Braam dans la sienne, fermement.

 « faut pas aimer, Elyzabeth. » . Mais sans l’amour, la vie c’est quoi ? Sans aimer comment peut-on vivre ? L’amour à plein de forme. L’amour c’est entre ami, c’est en famille, c’est avec une personne avec qui on veut partager sa vie. L’amour c’est beaucoup de chose. Mais il n’y a aussi, il est vrai, rien de pire qu’aimer, car quand on perd ses êtres on a notre cœur qui se brise.  Mais pour Elyzabeth on ne pouvait vivre sans aimer. Elle ne répondit rien. « On n'aurait pas dû, j'aurai pas dû le laisser. » . Elle fronça les sourcils, ne comprenait pas ce qu’il voulait réellement dire. Qu’est ce qu’il n’aurait pas dû laisser faire ? Elle allait répondre quelque chose, mais il rompit le contact. Elle perdit le contact avec lui. Perdit la chaleur de sa main. Elle avait froid maintenant. Et elle se sentait de nouveau. Seule. Perdue. Pourquoi ? Il recula aussi et elle se sentit encore plus seule. « ça sert à rien de regretter. » . Alors pourquoi a-t-on inventé les regrets. Tout le monde regrette un jour. Tout le monde éprouve des regrets, car cela fait partit de l’existence. « on né, on vit, on meurt. Gabriel, il a vécu. On devrait pas pleurer. » . On ne devrait pas pleurer. Elle s’essuya violemment les larmes qui coulaient encore. Elle le regarda sauvagement. Et  lui arracha la cigarette qu’il venait de sortir. Et c’est avec une certaine émotion qu’elle répliqua. « Tu as peur ! C’est ça tu as peur ! Tu n’aimes pas te montrer faible et pourtant tu l’es ! Faut accepter ce que l’on est ! Tu peux être dur, froid, méchant, violent, tout ce que tu veux mais tu es faible aussi et tu as peur, parce que je fais ressortir ce côté-là de toi ! Tu … Tu ne cherches même pas à me connaître ! On avait un point commun tous les deux ! Un seul …. C’était l’amour que l’on portait à Gabriel ! Il n’est plus là ! Je te déteste Braam de refuser d’assumer et de te cacher derrière ta cigarette ! J’ai fait un pas vers toi … J’ai fais le premier pas alors que tu t’es toujours montré odieux avec moi ! ». Elle reprit enfin sa respiration. Elle ne savait pas si Braam avait tout suivit, car même elle se demandait si ce qu’elle venait de dire avec un sens. Et avec un ton plus calme elle dit « Je détesté quand il fumait ! Je détestais ça, mais je n’ai jamais réussi à lui faire arrêter, mais il avait la décence de ne pas le faire devant moi ! Tu vas aussi finir sur un lit d’hôpital comme ça … et tu vas finir bouffer par la maladie si tu continues ! ». Elle pensait bien, qu’il se fichait bien de ça, de son avis. Mais c’était plus fort qu’elle, fallait qu’elle le dise.
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MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Ven 3 Jan - 17:21


elyzabeth et braam

Il parvenait à sentir, au-delà de tout, la fureur qui les entourait. Il n'avait pas voulu provoquer cette tempête, il n'avait pas voulu voir se déchirer leur avenir, à tous les deux. Mais il était comme ça, Braam. Il était le souffle sur les nuques des demoiselles, il était un soupir dans la nuit, il était léger et éphémère. C'était ça chez lui, c'était ça qu'il aimait tant et qu'il redoutait par-dessus tout. La vérité, l'abominable vérité. Son reflet, son image. Il ne voulait pas le voir, il ne voulait pas se voir. Sa laideur, elle le répugnait plus qu'Elyzabeth le répugnait. Parce qu'elle avait raison. Parce qu'elle s'était toujours vue supérieure à lui. Parce qu'elle lui ôtait ses passions, ses espoirs. Et sa clope ; il laissa un râle s'échapper de ses lèvres. « Tu as peur ! C’est ça tu as peur ! Tu n’aimes pas te montrer faible et pourtant tu l’es ! Faut accepter ce que l’on est ! Tu peux être dur, froid, méchant, violent, tout ce que tu veux mais tu es faible aussi et tu as peur, parce que je fais ressortir ce côté-là de toi ! Tu … Tu ne cherches même pas à me connaître ! On avait un point commun tous les deux ! Un seul … C’était l’amour que l’on portait à Gabriel ! Il n’est plus là ! Je te déteste Braam de refuser d’assumer et de te cacher derrière ta cigarette ! J’ai fait un pas vers toi … J’ai faits le premier pas alors que tu t’es toujours montré odieux avec moi ! » Il manqua de s'étrangler. Le regard vidé, l'esprit vidé et le cœur remplit de douleur. Il n'avait pas voulu, lui. Il n'avait pas voulu devenir un monstre, devenir aussi mauvais avec elle. C'était dans sa nature, c'était son moyen de se défendre. L'attaque, cette horrible carapace qui trônait tout autour de lui et qui l'empêchait de se dévoiler. Mais avec Elyzabeth, rien n'était pareil. Elle voyait clair dans son jeu, elle voyait tout. Même ses souffrances les plus lointaines, les plus enfuies. Et rien que pour ça, il la méprisait. « Je détestais quand il fumait ! Je détestais ça, mais je n’ai jamais réussi à lui faire arrêter, mais il avait la décence de ne pas le faire devant moi ! Tu vas aussi finir sur un lit d’hôpital comme ça … et tu vas finir de bouffer par la maladie si tu continues ! ». brailla-t-elle. Elle était belle, Elyzabeth. Intelligente et douce comme un flocon de neige. Elle était belle, mais sa vue lui était effroyable. Et il faillit même se perdre au fond de ses yeux. Sa main s'était levée toute seule, sans qu'il sache vraiment pourquoi. La prendre dans ses bras peut-être, lui faire fermer sa grande gueule. La gifler, c'était ça la vérité. Il avait songé à la frapper et son corps avait réagi en même temps que ses pensées filaient. Mais il l'avait pas fait. Il l'avait pas frappée. Sa main s'était arrêtée à quelques centimètres de son visage. Elle était belle, Elyzabeth.

Belle comme la lune et triste comme les étoiles. Et il ne voulait pas la détruire, pas elle. Ni personne d'autre d'ailleurs, il était trop fou pour oser frapper une demoiselle. Mais Elyzabeth, ce n'était pas une demoiselle comme les autres, alors il laissa sa main retomber mollement le long de son corps. Il savait plus quoi faire, il se contrôlait à peine. C'était comme si son monde dansait, comme s'il se moquait de lui. Il se sentait ravagé, détruit. Brisé. « Arrête de faire comme si tu savais tout ! » cria-t-il. Elle était belle, oui. Mais la souffrance la rendait laide ; c'était horrible à voir. L'amour rendait moche, l'amour rendait mauvais. Il ne voulait pas tomber amoureux, plus jamais. « J'te déteste, Elyzabeth ! » Il hurlait à travers le parc. Il se contrôlait plus, le pauvre garçon. Tout ce qu'il voyait, tout ce qu'il sentait et ressentait, c'était de la colère. De la colère parsemée de bleu, les larmes et la solitude. La mer, le tonnerre. Il avait eu raison de boire. De se laisser emporter par l'ivresse. C'était la seule chose qui lui restait désormais. Sans Gabriel, sans espoir. Sans elle. Sans personne à qui s'accrocher et sans personne pour l'empêcher de tomber. « J'en ai rien à faire de la maladie. On crèvera tous un jour, mourir seul ça m'fait pas peur. » souffla-t-il.  Il franchit la distance qui les séparait. Son visage n'était qu'à quelques centimètres d'Elyzabeth et il lui semblait sentir le doux parfum de l'horreur. Il n'avait plus peur de se perdre dans ses yeux ; plus peur de lui parler. « Tu me fais pas peur, Elyzabeth. Tu m'intimides pas, tu m'changes pas, moi. T'as réussi à faire le faire changer, lui, mais moi, je suis pas comme lui. » Et il n'avait plus peur de plonger son regard dans le sien. Elle lui faisait plus rien, Elyzabeth. Au fond, elle lui avait même jamais fait peur. Elle, c'était juste un prétexte pour cacher sa véritable hantise. Lui-même. Elle, c'était juste une fille comme lui. Elle cherchait à se rendre meilleure qu'elle ne l'était réellement et lui, il se rendait plus moche qu'il ne l'était. Ils étaient pareils, mais tout les opposait. « tu peux pas me changer, pas moi. » enchaîna-t-il, sans lui laisser le temps de répondre. D'aussi près, elle était belle, la Elyzabeth. Elle y avait un quelque chose de majestueux dans son regard, dans sa tristesse. Elle était belle, mais il la détestait profondément.
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MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Ven 3 Jan - 21:55




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Elyzabeth avait cette tendance à passer par diverse émotions. Elle avait certainement des tendances très lunatiques. Et le moindre petit truc qui l’irrité. Un instant ont aurait presque cru qu’ils pourraient devenir ami à cet instant précis. Et la seconde d’après il changeait et elle changeait avec lui. Parce qu’il l’agaçait. Elle se demandait si un jour ils arriveraient à être amis. A s’entendre réellement. Elle ne savait pas vraiment dans quoi elle s’engageait. Surtout c’est temps-ci, elle aurait tendance à chercher le danger plutôt que de rester derrière un mur. Elle savait qu’il avait des faiblesses, mais il ne les assumé pas très longtemps. Elle ne savait pas si elle tapait dans le juste dans ce long discours. Elle avait laissé les mots sortir comme il venait dans son esprit. Ce qui l’agaçait encore plus, c’est le voir fumer. Depuis qu’ils s’étaient parlé, c’était la combien qu’il prenait ? Elle ne supportait pas. Elyzabeth, était certaine que c’était une des nombreuses choses qui l’avait conduit à l’hôpital. Elyzabeth se fichait pas mal des gens qui pouvaient capter leur conversation. A qu’ils se serraient dans les bras et maintenant presque … il l’a giflé. Elyzabeth, eu un mouvement de recul, par la surprise, elle avait sa main si prêt de sa joue. Elle aurait presque sentit la brûlure de la gifle, mais rien ne vint. Elle avait retenu sa respiration et enfin elle se mit de nouveau à respirer. Peur ? Non elle n’avait pas eu peur ! Elyzabeth n’avait pas peur. Mais surprise, elle a été surprise par ce geste … du moins par la rapidité de ce geste pas par l’action. Car d’un côté cela ne l’a surprenait pas vraiment, qu’il veuille la gifler. Et la question qu’elle se posait, était, pourquoi il s’était arrêté.

Sa main retomba le long de son corps. « Arrête de faire comme si tu savais tout ! » . L’envie de lui sauter dessus et l’insulter de tous les noms, lui revenait peu à peu. Les gens devaient les regarder. Bravo ils se faisaient encore plus remarqués maintenant.   « J'te déteste, Elyzabeth ! » . Ca ce n’était pas nouveau, elle le savait très bien. Son rythme cardiaque s’accéléré. Elle l’avait mis en colère et ça se voyait en lui. Parce qu’elle tout simplement touché et vu le point qu’il ne voulait pas montrer. Parce qu’elle avait vu sa faiblesse. « J'en ai rien à faire de la maladie. On crèvera tous un jour, mourir seul ça m'fait pas peur. » . Idiot. C’était le mot qui lui venait en tête. Un idiot. Un vrai idiot. Il franchit la distance qui les séparé. Et elle remarqua, que maintenant il osait la regarder dans les yeux, alors qu’il hésitait au tout début. Le cœur d’Elyzabeth s’accéléra un petit peu plus. On pouvait presque voir sa jugulaire battre dans son cou. « Tu me fais pas peur, Elyzabeth. Tu m'intimides pas, tu m'changes pas, moi. T'as réussi à faire le faire changer, lui, mais moi, je suis pas comme lui. » . Elle ne voulait pas le changer, elle cherchait juste le meilleur en chacune des personnes qu’elle côtoyait. Gabriel il avait accepté de changer pour elle, par amour. Pour vivre de son meilleur aspect. « tu peux pas me changer, pas moi.»  . Elle n’avait pas vraiment eu le temps de répliquer. Peut-être que c’était ça la relation qu’ils devaient avoir tous les deux. Etre comme ça l’un avec l’autre. Elle fourra ses mains dans ses poches. Ne recula pas, ne quitta pas le regard de Braam. Et d’un ton étrangement calme, par rapport à ce qu’il se passait en elle. « Je ne veux pas te changer Braam, tu fais ce que tu veux de ta vie … Gâche là si tu veux c’est ton problème ! Mais ne souhaites pas finir sur un lit d’hôpital car croit moi … personne ne veut finir comme ça ! ». Non parce qu’elle avait vu Gabriel, dépérir peu à peu sur ce lit d’hôpital et chaque jour était de plus en plus dur. « Et tu ne me fais pas peur non plus ! Je ne t’aimes pas non plus ohh ça que non ». Elle repensa à tout à l’heure et demanda alors. « Pourquoi tu ne m’as pas giflé ? Pourquoi est-ce que tu as arrêté ton geste, je suis sûr que tu en mourrais d’envie pourtant ! ». Elle ne recula pas. Elle resta campée sur ses pieds. Parce qu’elle n’avait pas peur. Elle se fichait pas mal de ce qu’il pouvait bien arriver.
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MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Dim 5 Jan - 13:48


elyzabeth et braam

C'était cette pathétique mélodie qui résonnait dans son esprit. C'était la voix d'Elyzabeth, la voix du passé, et la voix de ses souvenirs. Elle lui rappelait étrangement une silhouette qu'il aurait préféré oublier à tout jamais. C'était dommage, car elle était belle, cette femme. Avec ses cheveux colorés, sa peau pâle et ses grands yeux tristes, elle était un horrible reflet de lui-même. Sauf que lui était plus sombre, plus torturé. Elyzabeth ne connaissait pas ses démons, elle n'entendait que Gabriel. Elle ne voyait que lui, elle ne suppliait que pour son retour. Il était ravagé, lui. Ravagé comme les vagues, comme la mer, comme l'océan. Ravagé comme la terre et le feu. Il frissonna. « Je ne veux pas te changer Braam, tu fais ce que tu veux de ta vie … Gâche là si tu veux c’est ton problème ! Mais ne souhaites pas finir sur un lit d’hôpital car croit moi … personne ne veut finir comme ça ! » Il avait voulu lui crier dessus. Lui faire comprendre qu'elle avait tort, qu'elle se trompait comme une misérable chose, mais ça aurait été un mensonge. C'était cela la chose la plus agaçante chez elle. Lors de leur rencontre déjà, il avait remarqué ce défaut chez elle. Elyzabeth avait toujours raison et c'en était effroyablement agaçant. Elyzabeth avait toujours Gabriel pour elle. Elyzabeth était toujours parfaite. Elyzabeth était toujours souriante. Elyzabeth était toujours agaçante !« Et tu ne me fais pas peur non plus ! Je ne t’aimes pas non plus ohh ça que non » renchérit-elle. Il en eut presque une vision, celle de sa main qui effleurait la joue de cette horrible demoiselle. Elle n'était pas laide, jamais. Jamais il ne serait capable de la trouver laide. Elyzabeth, elle était belle parce qu'elle avait en elle la tristesse et la souffrance du monde qui les entourait. Elle avait quelque chose que les autres femmes n'avaient pas et c'était cette petite chose qui faisait toute la différence. Ça la rendait très énervante, mais très elle-même. La douleur, il n'y avait rien de plus beau au monde pour un malheureux. Elyzabeth, elle lui prouvait qu'il n'était pas toujours seul. Mais c'était une satisfaction qui ne faisait pas chavirer la balance. Sa souffrance était plus forte à chacune des secondes et il lui semblait que rien ne pouvait la changer. « Pourquoi tu ne m'as pas giflé ? Pourquoi est-ce que tu as arrêté ton geste, je suis sûr que tu en mourrais d’envie pourtant ! » dit-elle, aussitôt. Son regard se détacha de celui d'Elyzabeth. Il ne pouvait plus la regarder. Elle était énervante, elle était horrible à voir. « Mais j'en crèverai. » cria-t-il. Son ton s'était voulu fort, incroyablement fort. Il parvenait encore à entendre le son de sa voix résonner à travers son esprit. Il recula, stupéfait par cette révélation. Il ne s'en était jamais véritablement rendu compte, mais il en crèverait, s'il avait à frapper une femme. Il en avait déjà trop fait, par le passé. Il en avait déjà trop souffert et Gabriel allait l'achever.

« je ne vais pas te frapper, si c'est ça que tu veux. » dit-il. Il leva son regard et une nouvelle fois, le planta dans celui d'Elyzabeth. Il sortit machinalement une clope de sa poche et la coinça au coin de ses lèvres. Depuis le temps, il avait arrêté de compter. Il avait arrêté de chercher à savoir à quels plaisirs coupables il avait cédé. La tentation était toujours forte, lorsqu'il était sur les nerfs. Et Elyzabeth n'était certainement pas le genre de femme qui parvenait à le détendre. Elle était énervante, Elyzabeth et désormais, lui aussi, était très en colère. « J'vais pas te frapper jusqu'à ce que t'en crèves. » dit-il, plus calmement cette fois-ci. Derrière ses vêtements, pourtant, il sentait son coeur s'affoler. Il sortit un briquet et approcha la flamme de sa cigarette. Le regard toujours figé dans celui d'Elyzabeth, il alluma sa clope. Un faible sourire se dessina sur ses lèvres. « Tu sais pourquoi, mmh ? » murmura-t-il. Il aspira une bouffée et approcha son visage à quelques centimètres du sien. «Je t'aime pas non plus et tu l'mérites pas. » souffla-t-il, en même temps que la fumée de sa clope. Il recula de quelques pas et un rire mauvais s'échappa de sa bouche. Son cœur s'affola une nouvelle fois et il eut la sensation de tomber. Il lui sembla, le temps d'une seconde, être loin du parc, loin de tout. « Tu mérites pas de crever, Elyzabeth ! J'veux que tu vives toute ta vie avec sa mort sur la conscience ! » hurla-t-il. Il sentit sa peau devenir écarlate et la colère l'envahir. « Tu croyais vivre une vie heureuse avec lui, enfin débarrassé de l'enfoiré de Braam, pas vrai ? Mais tu savais pas qu'il allait mourir ? Tu savais pas, tu sais pas tout, Elyzabeth ! » Il recula de quelques pas, mais finit par retourner auprès d'elle. Là, à un mètre d'elle, il comprit. Elle avait raison, Elyzabeth. Gabriel était mort et lui, il voulait pas mourir dans un lit d'hôpital. « Alors, toi. Toi, pourquoi tu fais comme si tu savais tout ? » dit-il. Ses yeux plantés dans ceux d'Elyzabeth, il attendait. Il attendait qu'elle lui dise la vérité, qu'elle lui dise enfin qu'elle avait tort. Il voulait voir la faiblesse sur son visage, pas la peur, pas la tristesse. Il voulait la voir comme lui avait été quelques instants plus tôt. Faible, épave, ravagé.
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MessageSujet: Re: carry my lifeless body away from the pain (elyzabeth/braam)   Dim 5 Jan - 15:21




carry my lifeless body away from the pain.

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Il avait voulu la frapper. Elle avait vu sa main si près de sa joue. Mais elle n’avait pas bougé. Pas d’un seul millimètre. Peut-être aurait-elle aimée qu’il continu, qu’il continu ce geste. Le voulait-elle vraiment. Cela l’aurait peut être réveillé. Cela l’aurait fait ce bougée un peu. Cela aurait fait qu’elle se serait sentit de nouveau vivante, parce que depuis six mois elle se demandait si elle vivait vraiment. Mais Braam n’avait pas fini son geste et elle se demandait si elle en était heureuse ou pas. Alors elle lui demandait pourquoi. Elle lui demanda pourquoi elle n’avait pas reçu cette gifle alors qu’il en mourait d’envie. Son regard se détacha d’elle. Et le ton de sa voix devint fort. Très fort.  « Mais j’en crèverai. ». Elle sursauta sur l’effet du ton de sa voix. Non pas par peur, mais surprise du ton sur lequel il l’avait dit. Elle jeta un regard autour d’elle et des gens le regardé. Elle aurait voulu leur dire, d’arrêter de les regarder, que la curiosité était un très vilain défaut. Mais son regard, revint sur Braam. Il en crèverait. Cela résonna pendant de très longue seconde dans l’esprit d’Elyzabeth. « je ne vais pas te frapper, si c’est ça que tu veux. ». Il replanta son regard dans celui d’Elyzabeth. Et il ressortit une clope. Elle se retint pour ne pas le lui arraché. A vrai dire elle était bien trop occupée à tourner les paroles de Braam dans sa tête. Bien trop occupé à ce demandé, si c’était vraiment, ce qu’elle aurait voulu. « J’vais pas te frapper jusqu’à ce que t’en crèves. ». Son ton était plus calme. Mais Elyzabeth sentait la colère, l’énervement. Et elle savait qu’elle y était pour beaucoup. Même complètement. Elle l’énervait. « Tu sais pourquoi, mmh ? ». Il approcha son visage de celui d’Elyzabeth, après avoir allumée sa cigarette. « Je t’aime pas non plus et tu l’mérites pas. »[/color]. En même temps qu’il avait soufflé ses mots, il lui avait soufflé la fumée de la cigarette. Il recula ensuite de quelques pas et un rire s’échappa de ses lèvres. Elyzabeth essayait de rester calme. Mais elle ne l’était pas. Elle détestait l’odeur. Elle détestait qu’on lui fasse ça. Et Braam le savait très bien.

« Tu mérites pas de crever, Elyzabeth ! J’veux que tu vives toute ta vie avec sa mort sur la conscience ! ». Il avait hurlé. Elyzabeth sursauta. Le teint de Braam devint rouge écarlate. Le cœur d’Elyzabeth s’affola.  « Tu croyais vivre une vie heureuse avec lui, enfin débarrassé de l’enfoiré de Braam, pas vrai ? Mais tu savais pas qu’il allait mourir ? Tu savais pas, tu sais pas tout, Elyzabeth ! ». Elyzabeth repensa à tout. Du début jusqu’à la fin. Non ca elle ne l’avait pas prédit. Non elle pensait vivre une vie heureuse, entouré de Gabriel et de ses bambins. Heureuse en famille. Elle ne pensait pas que la maladie l’emporterait si tôt si jeune. Son ventre se tordit de douleur. Non elle ne savait pas. Ca elle ne l’avait pas vu venir. Si elle l’avait su elle ne se serait pas attachée autant. Elle n’aurait pas aimé autant. Si elle avait su la douleur que cela lui procurerait, elle n’aurait pas fait. Mais Braam marqua un point. Non elle ne savait pas tout. Mais Elyzabeth, était naïve. Elyzabeth ne voyait qu’un monde en couleur, où toutes les histoires finissent bien. Elyzabeth c’était une grande enfant pleine de bonne volonté, de voir le meilleur en chacun de nous. Elyzabeth. « Alors, toi. Toi, pourquoi tu fais comme si tu savais tout ? ». Cette fois ci ce fut elle qui détourna le regard. Son cœur battait à tout rompre. Son ventre lui faisait mal. Sa poitrine se tordait sous l’effet des battements de son cœur. Elle suffoquait. Elyzabeth n’était pas forte, elle était faible. Et c’est ce que Braam voulait voir en elle, sa faiblesse. Oh il allait être content le Braam de la voir ainsi. Elyzabeth, abandonné. Abandon, parce que c’était tout ce qui lui restait. Elle se montrait forte mais elle ne l’était pas. D’un ton fort et calme à la fois. « Merci de m’avoir fait réaliser ce avec quoi je vais vivre ses prochains mois, c’est prochaine année … J’aurais dans ma tête, toujours le visage blanc de Gabriel sans vie. J’aurais toujours cette frustration de ne pas l’avoir forcé à ce soigné et à prendre mieux soins de lui. ». Elle marqua un temps de pause. Elle ne cherchait plus à retenir les larmes qui coulaient le long de ses joues. Ses larmes salées qui roulaient pour s’éclater par terre. Comme une vague s’éclaterait sur un mur. « Tu as raison … Je ne savais pas tout. Je ne sais pas tout … Bravo, Braam un point pour toi ! Tu dois bien être content de me voir comme ça ! ». La dernière phrase avait été dite, d’un ton ironique. Puis avec un sourire triste, elle le regarda « Mais qu’est-ce que tu en tires de me voir comme ça ? De taper là où ça fait mal ! A quoi ça te sert ? Qu’est-ce que ça te fait ?  ». Elle haussa les épaules. Le vent s’engouffra dans ses cheveux coloré et un frisson la parcourue.


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