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 there's something in the air (MAXYNE)

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◭ messages : 134
◭ arrivé(e) le : 28/12/2013

MessageSujet: there's something in the air (MAXYNE)   Jeu 2 Jan - 23:53


maxyn et braam


Les paysages défilaient à vive allure et il semblait voler à travers lui-même. Autour de lui, le ciel dansait, illuminé par les lumières de la nuit. Il eut envie de s'arrêter le temps d'un instant pour savourer chacune des secondes qui s'écoulaient. Mais il rugissait à travers champs, il rugissait au-delà de tout, âme et corps. Il ne pouvait pas s'arrêter, plus maintenant. C'était le cri du moteur au-dessous des étoiles qui faisait frémir son cœur. Cette nuit-là, quelque chose en lui vibrait d'une lumière scintillante. Il était beau, presque divin. Il était confiant et il parvenait à sentir une chaleur se répandre en lui. Il était satisfait de lui-même, satisfait pour ne pas avoir sombré dans l'ivresse. Pas encore, en tout cas. « bientôt. » dit-il. Il accéléra, sourire aux lèvres, et s'envola sur le macadam brûlant. Les lueurs d'un feu s'élevèrent à quelques mètres devant lui et il s'arrêta, loin. Trop loin, peut-être. C'était beau à voir et il appréciait le plus petit des détails. Devant, les flammes chaviraient et répandaient dans le ciel de fins éclats. Des cendres s'agitaient autour du brasier, se déversaient dans les airs, vers le ciel, vers lui, vers l'infini. Elle était belle, cette scène, mais elle était éphémère. Un sentiment de nostalgie l'envahit, il se sentit étrangement bête, et il reprit sa route. Quelques mètres, rien de plus. Le temps de franchir la distance qui le séparait du groupe, de la fête, de l'excitation. Le rugissement du moteur cessa et le monde se transforma en un silence pesant qui le fit agoniser. Il se sentit soudainement vidé et était devenu bien trop grave pour repousser les remords qui l'envahissaient. Il regrettait, il regrettait amèrement. L'ivresse de sa vie, son obsession, faisait grincer chacune de ses pensées. L'oubli lui manquait terriblement, presque plus que des souvenirs qu'il n'aurait pas dû se remémorer en cet instant festif. Il se sentait triste. Il eut envie de fuir, mais déjà, des rires se mirent à résonner tout autour de lui. Il y avait, dans l'air, un parfum doux et léger qui accélérait sa respiration. L'alcool, l'ivresse, son besoin. « jagaciak ! » entendit-il, derrière lui. Il esquissa un faible sourire, faux, comme lui. Comme son monde. Il ne voulait pas faire la fête, il ne voulait plus.

Cette heure-ci était belle, magnifique même et il ne voulait pas l'oublier. Pour la première fois depuis longtemps, il avait quitté son espace d'amertume pour un paysage d'été. Le sable, la chaleur, le froid, l'obscurité, c'était magique. Et lui, il était définitivement beau, sous la lumière écarlate des flammes. Presque divin, mais pas assez ; son visage était effacé par le passé. Il n'avait pas envie de jouer un jeu, de jouer au plus fort, pas lorsqu'il était sobre. Sobre, le monde était beau, mais les gens, tellement laids. « ma belle. » dit-il, en se retournant. Elle était tout, sauf belle. Ni souriante, ni jolie, elle n'était guère plus rayonnante que les ténèbres. À dire vrai, elle était laide sous cet éclairage. Mais il s'en fichait, ce n'était pas elle qu'il voulait. Pas ce soir ; son regard se posa sur autre chose. Quelque chose de plus beau, de plus divertissant que le feu qui brûlait à quelques pas de lui. Quelque chose de vrai, quelque chose qui rendait sa vie impossible, mais tellement mieux. Elle. Il l'avait voulue, une fois. Il n'avait pas été sous l'emprise de l'ivresse, ce soir-là, lorsqu'il l'avait rencontrée pour la première fois. Du moins, il s'en persuadait vivement. Alcoolique, il ne l'avait pas montré, non. Il n'avait pas aussi montré qu'il était un vrai salaud ; elle l'avait devinée toute seule. Elle était intelligente, cette fille. C'était peut-être ça qui lui donnait tant envie de la posséder le temps d'une soirée. Seulement elle et lui, perdus dans l'oubli. L'ivresse au creux des lèvres, les caresses au creux des reins. Elle était belle, définitivement belle. Sourire aux lèvres, il s'avança jusqu'à l'atteindre. Il pouvait presque la toucher s'il tendait le bras, l'effleurer du bout des doigts, sentir sa peau sous ses mains froides. Il voulait qu'elle perde, qu'elle cède à la tentation ; sa tentation. Il l'observa et elle le regarda. « mais qui voilà ? » dit-il, d'un ton amusé. C'était une bonne question à laquelle il était incapable de répondre. C'était la fille du bar, la fille qui avait refusé de passer la nuit avec lui, c'était la fille sans nom. C'était sa fille, celle qu'il allait saisir du bout de ses rêves. Il la voulait ; il la voulait ardemment. « braam. » dit-il. Il croisa son regard et s'oublia dans ses yeux. Putain, qu'elle était belle. Il lui tendit une main qu'il voulait qu'elle saisisse et une fois fait, il ne la lâchera plus. Il la forcera à danser toute la nuit, à rire à ses côtés, il la séduira et à l'aube, elle le suppliera de rester. Oui, elle était belle, cette fille.
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