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 (lawilon) you're his favourite worst nightmare

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◭ messages : 63
◭ arrivé(e) le : 17/01/2014

MessageSujet: (lawilon) you're his favourite worst nightmare   Mer 22 Jan - 17:37

Peut-on obtenir le pardon, tout en persévérant dans l'offense?
lon ∞ lawrence

Une année sans arpenter cette ville. Et putain, ce que rien n’a changé. J’ai beau errer dans les rues, mes pas me ramènent toujours devant cet immeuble à Arcadia, qui a abrité Amour dans une communion parfaite entre Isobel et moi-même. Comme si finalement, Amour n’avait jamais voulu quitter cet endroit. Amour nous avait fait payer la désertion. Il brisa un couple en ne le suivant pas à New-York. Qu’a donc l’Arizona que la grosse pomme n’a pas ? Quelque chose qui m’échappe et qui m’échappera toujours. Mais c’est toujours ici que je reviens, quand bien même je fuis, mes pas me ramènent toujours ici. Dans cette ville. Devant cet immeuble. Mais il n’y a rien à tirer de cet immeuble. Plus rien que des souvenirs éparses. Des poussières de rêves. De toute façon, je n’ai plus les moyens de m’offrir un tel luxe. Dans un crissement de pneus, je quitte à nouveau ce quartier, pour la troisième fois dans la journée. C’est plus déterminé que je contourne l’immeuble d’Amour pour trouver un autre immeuble. Abritant un sentiment plus vieux, plus ancré encore dans l’âme. Je ne nommerai pas ce vieux sentiment. Trop ancien, trop figé, et puis on ne nomme pas ce genre de sentiment. Pas entre hommes. Quand je coupe le moteur, je reste un instant à regarder le volant, en me demandant si c’est une bonne idée. Il est tard, il ne m’attend pas. En même temps, je n’ai jamais prévenu quand je débarquais avant. Ça fait un an quand même Lawrence. On s’en fiche après tout. C’est Lon. T’es déjà parti un an et ça n’a pas changé grand-chose. Certes, il était peut-être trop défoncé à l’époque pour remarquer ton absence. On s’en remet.

Les étages sont avalés rapidement par l’ascenseur. Il n’y a finalement aucune appréhension quand je me présente à sa porte. Je risque quoi vraiment ? Une porte qui claque. Oui. Non. Je ne supporterais pas une énième porte qui claque. Je soupire devant cette porte fermée encore. Puis je frappe, trois coups. Juste trois coups. Il met du temps, c’est interminable, mais la poignée tourne et Lon apparait sur le seuil, de mauvaise humeur d’avoir été dérangé. Non, c’est son air habituel. Nos regards se croisent et le temps se fige. Le silence s’installe alors que l’on se regarde en chien de faïence. Qu’y a t-il à dire en effet, je me suis barré du jour au lendemain avec pour seule excuse d’un couple à sauver. Excuse misérable puisque visiblement, ça n’avait rien changé au final puisque partir n’avait pas été la solution. Partir était comme une exécution. Et j’avais laissé Lon derrière moi en m’attendant à ce qu’il accepte sans broncher. Ce n’est pas comme si Isobel m’avait donné le choix à ce sujet. Quitter Phoenix et ses habitants, Lon compris. C’était la condition pour qu’elle reste après le petit écart avec Quinn. Je ne sais pas ce qu’elle avait contre Lon. Sans doute rien, ou le fait qu’il soit proche de Quinn lui aussi, je n’en sais fichtrement rien. J’ai accepté, je suis parti avec Izzie. Ce n’était visiblement pas la chose à faire puisque me voilà à nouveau là, à Phoenix, devant la seule personne capable de me supporter. Surtout quand je suis invivable. Je détourne la tête, le chambranle de la porte devenant soudainement très intéressant. « C’est quoi que t’as pas compris au téléphone ? La partie : Je suis dans la merde ou Isobel est partie ? » Je sais qu’il manque ce petit trait d’humeur dans ma voix qui me caractérise. Le ton est morne et las. La conversation remonte à une semaine déjà, ne semaine qu’il m’a raccroché à la gueule et que je cherche Isobel. Je suis arrivé dans une impasse. Une porte fermée, un avocat véreux qui me menace d’une ordonnance restrictive si je continue de la poursuivre. Je n’ai pas compris. Encore une journée à tourner autour du cabinet pour comprendre ce que ça signifiait. Isobel était prête à demander au juge d’intervenir pour que je ne la trouve pas. Puis j’avais pris la voiture et j’étais revenu à Phoenix. Sauf que je n’ai plus rien à Phoenix. On a vendu l’appartement et ma famille. Il est hors de question que je retourne chez mes parents. De toute façon, ils me ficheraient dehors. Je soupire. « Ne ferme pas ta porte s’il te plait. » Pour que j’en arrive à lui demander de ne pas me foutre dehors, c’est que je suis tombé bien bas. C’est le cas. Isobel est partie et je suis retombé en plein trip, je ne me souvenais pas que les réveils étaient aussi dur à vingt ans. Je suis sobre depuis hier soir, et encore, j’ai l’impression d’être imbibé continuellement, de ne pas réussir à me débarrasser de cette sensation misérable qui vous fait agir n’importe comment. Certains me diront que j’agis comme ça continuellement. Moi je connais la différence. Je ne sais pas trop si j’étais shooté ou saoul cette semaine et je ne sais pas comment je serais demain. Alors je suis venu voir la seule personne qui sait l’effet des drogues et de l’alcool. Genre, j’ai replongé et il faut que j’aille voir un ancien drogué pour me remettre sur le droit chemin. Ouais. Non, je ne sais pas trop où j’en suis pour le moment. Je risque un regard sur mon ami. Il ne fera pas de cadeaux, je n’en attends pas. Tout ce que j’espère, c’est qu’il ne ferme pas sa porte. Parce que je ne peux pas supporter de voir disparaitre Isobel et Lon dans la même semaine.
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jillian — perfection has a name

◭ messages : 1267
◭ arrivé(e) le : 22/11/2013

MessageSujet: Re: (lawilon) you're his favourite worst nightmare   Mer 29 Jan - 13:02

lawrence & lon.

It is easier to forgive an enemy
than to forgive a friend.


Il jura. Une fois. Deux fois. Puis balança ce stylo rouge avec lequel il harponnait sans ménagement chaque copie passant sous son regard méprisant. L'objet heurta le mur, puis retomba lamentablement sur le parquet. Incultes. Élèves médiocres. Sans talent. Sans éloquence. Sans réflexion. Sans intelligence, même. Las, Lon jeta un œil mécontent sur la paperasses qui régnait à sa droite. Bande d'ignares... Ces étudiants n'étaient que cancres. Visiblement, ils n'écoutaient que d'une oreille -ou même pas du tout d'ailleurs, bâclaient révisions et travail, offraient leur confiance à une amie déloyale nommée wikipédia -le copier/coller était parfois si évident que le professeur se contentait d'un soupir et d'une jolie bulle. Sans aucun autre commentaire... Et puis il y avait ces exceptions rares, ces quelques êtres dotés d'un semblant de jugeote. Ceux-là, Lon les saquait  sans retenue, les invitant sans réelle gentillesse à faire plus, à faire mieux. Mais ceux-là étaient cas isolés et surtout trop irréguliers pour s'approprier le respect de ce roi de l'intolérance -ce souverain glacial qui gouvernait sombrement au royaume du dédain et de l'indifférence.
Énième soupir. Lockhart abandonna son fauteuil et lui préféra son merveilleux canapé. Un verre de whisky à la main, une cigarette royalement coincée entre ses doigts, l'homme partit en quête d'un semblant de bonne humeur. La route serait longue et l'espoir d'apaiser sa nervosité avant les douze coups de minuit était infime. Infime, vraiment ? Inexistant, oui.
Boum. Boum. Boum. Trois coups. Nets. A intervalles réguliers. Sourds. Distincts. Ce glas acheva sa patience. Brusquement, Lon se leva. L'envie d'envoyer le contenu de son verre au visage de l'inopportun agita ses entrailles. Dans la chambre d'amis, il devina un gémissement léger. Si la harpie qui lui servait d'épouse échappait à son sommeil, c'est à grands coups de pelle que Lockhart achèverait l'intrus. Sèchement, il ouvrit la porte, détruisant ce dernier rempart subsistant entre sa cible et lui. Une fraction de seconde, son irritation s'encombra de surprise, puis atteint son summum. Lawrence.

Lawrence. Putain. Stupéfaction détestable. Coup de théâtre sadique. Stupeur indélicate.
Un moment, Lon s'égara et trébucha sur ces émotions affolées là, figées dans un cœur pâle -ce palpitant soumis à l’indécision. Un an plus tôt, les traits du professeur se seraient vêtus d'un rictus mutin. Immédiatement, il aurait invité l'homme à entrer et tous deux auraient gaiement partagé cigares et whisky. Ce soir-là, Lochart dévisagea son ami avec amertume. La rancœur était là, plus qu'évidente tandis que Miller lui balançait une de ses célèbres piques. Il osait... Après tout ce temps ! Après une année de silence ! Il osait... Malgré son visage terni d'une tristesse limpide ! Malgré ce regard sans chaleur qu'il lui réservait ! Lon tiqua. Autour de son verra, son poing se ferma tandis que la dureté de son visage devenait plus apparente, que ses joues se creusaient un peu plus à chaque seconde que le temps volait à sa sérénité. Et puis Lawrence s'abaissa à la supplication. Pardon ? Lawrence. Supplication. Il y avait là quelque chose d'inhabituel, d'invraisemblable. Il y avait quelque chose qui ne collait pas, qui n'était pas Miller, qui ne correspondait nullement au personnage, ni au souvenir que Lockhart avait de lui. Sans s'apaiser, la colère du professeur s'empara de ses sens. Les jointures de la main du principal se teintèrent d'une blancheur menaçante. A l'instant où Lawrence termina sa phrase, l'envie -le besoin même- de refermer cette foutue porte au nez de ce foutu connard s'immisça pernicieusement dans sa gorge. Et il ne s'agissait pas là d'un quelconque esprit de contradiction... De nouveau, Lon tiqua et son visage s'appropria un mépris profond, réel. Où était son ami ? Ce n'était pas cet homme debout sur le seuil de sa porte. Celui-là n'était qu'une pâle copie, un reflet trouble, une silhouette difforme, une ombre insipide à laquelle Lockhart ne pouvait accorder que dégoût. Lawrence Seth Miller : pauvre pigeon tué d'une flèche -celle de l'amour. Flèche désormais brisée, à jamais figée dans un cœur triste, promesse éternelle d'un avenir sans saveur. « Et toi ? Qu'est-ce que t'as pas compris quand t'as bouffé le bip du répondeur ? » Bim. Mauvais, Lon lui renvoya sa pique en pleine gueule. Cela au moins n'avait pas changé. Leurs joutes verbales n'étaient pas souvenirs et s'installèrent immédiatement entre les deux hommes, récupérant une place que rien n'avait su combler -pas même une longue année de silence.

Impertinent, Lon tira longuement sur sa cigarette. La fumée s'échappa de ses narines, accordant au professeur cet air féroce que beaucoup -beaucoup trop !- lui connaissaient. Une seconde, il se soumis à la réflexion. L'envie de planter Lawrence, de le laisser à sa solitude, à son malaise et ses erreurs agaçait ses entrailles. La main qu'il avait posé sur la poignée retomba pourtant. Sans douceur, il dévisagea son ami. « Qu'est-ce que tu veux ? » Le ton s'imprégna d'une certaine lassitude. Sans curiosité, il cracha ces mots. Poison. Dans le cœur de Lockhart, le serpent s'était dressé, prêt à mordre. Animosité. Déception. Irritation. Lon se nourrissaient de ces émotions. Inlassablement, il les balançait aux visages de ses ennemis, de ses alliés... de son meilleur ami ? Oui. C'était ce qu'il faisait...


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the horizon is still way beyond you.
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