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 brokeback mountain (libre 1/2)

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◭ messages : 81
◭ arrivé(e) le : 24/11/2013

MessageSujet: brokeback mountain (libre 1/2)   Ven 27 Déc - 14:34


table number three.
brokeback mountain




A cette table nous attendons deux inconnus ! Sans doute une belle rencontre, sans doute des promesses, des futurs amis, amants, amours, époux, parents (nooon je m'emballe pas !). Ou, peut-être un futur crêpage de chignon !  :rabbit:


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◭ messages : 48
◭ arrivé(e) le : 02/01/2014

MessageSujet: Re: brokeback mountain (libre 1/2)   Mar 7 Jan - 8:50


Bruit d'merde en fond sonore, bruit qui m'fait émerger d'mon sommeil d'aplomb. « Meuf ! Ton portable sonne » Aucune réponse alors j'largue un stimulus efficace : Volte-face et bras en pleine gueule. Ca grogne ! Ah  ! Stimulus efficace « Femelle, ton portable ! J'pionce moi ! » « Moi, c'est Karen » « D'pareil au même » « Enfoiré » « En attendant, c'toi qui t'es fait foirée hier soir et qui en a r'demandé en plus » Amis d'la poésie, j'vous salue ! J'commence dès l'réveil, t'vois ? « Et pour info, connard de merde, c'est ton portable qui sonne » Ah bah qu'il sonne, merde ! J'en tamponne les … Oh fuck ! J'roule hors du lit et rampe nu comme un ver à la recherche d'ce cellphone d'malheur. Je m'improvise Indiana Jones à l'recherche d'la relique téléphonique perdue. Trésor trouvé, j'redouble d'effort pour ouvrir mes yeux encore gorgés d'sommeil et d'marijuana pour écouter l'message vocal. Mika'îl. What's else ? Mais merde, c'mon jour d'repos et il m'file rendez-vous dans un endroit pourrave à une table au chiffre encore plus pourrave. Oui, j'aime pas l'chiffre 3. Les rotules pètent et craquent alors qu'je me relève, la saucisse en perte de repère avec la gravité. J'vous avez dit qu'je suis poétique l'matin ! « Bye bye Carol » « KA-REN » « Ouais, ouais, Katherine » C'que, son blaze, j'en ai rien à secouer. J'suis vidé, c'l'essentiel, point barre. Direction l'Bentley du patron pour c'foutu rdv à l'con. Dois-j'dire au patron qu'ces sièges arrières, faut qu'il les désinfecte car j'y ai laissé mes germes l'nuit dernière ? Mweh, j'le lui dirais pour m'venger d'me lever aussi tôt. 18H30. Ah ouais ok, c'pas l'jour du tout, effectiv'ment, ça explique pourquoi l'soleil est pas là.

Arrivé à destination, j'me rend à c'te foutue table, l'tête dans l'cul et m'laisse tomber sur l'chaise. Il est où l'friqué ? Qu'est c'qu'il m'veut ? J'avais d'plans moi pour c'soir, un programme chargé : joint au bec et télé à s'faire fondre l'cervelle. Minute papillon. Y'a d'couples là, autour d'moi. P'tin, ça sent l'gazouillage. Ma cervelle s'fait un uppercut quand l'globes occulaires s'plantent sur la banderole de l'entrée : christmas speed dates. Paaaar...doooon ?! L'regard d'gouline vers la table et j'capte à l'volée le titre d'chemin d'table : Brokeback moutain. J'manque de m'étouffer. Qu'ce soit Heath Ledger ou Jake Guinehaal-j'sais-pas-son-blaze-à-lui, hors d'question que j'joue à saute mouton avec un mec. C'UNE BLAGUE OU QUOI ?! Cole, t'vas m'le payer cher ! Relique téléphonique en main, j'paye l'discuss' avec la messagerie. Bien-sûr. « Enfoiré d'mes deux ! T'es vraiment qu'un enculé » L'insulte m'semble bien approprié vu l'situation. « Salo... » Silhouette s'plante d'vant moi et agrippe mon attention « ...perie ! » La relique part rouler une pelle à l'table et ça s'ra l'seul bécotage ici. « Quoi ? T'as un prob' ? » Oui, j'suis l'amabilité même aussi à mes heures perdues. Une pimbêche passe et m'largue une coupe d'champagne qui suinte l'pognon dans les mains de l'autre et dans l'miennes. « Bonne soirée les amoureux » Amouquouaaaaah ?  Y'a malentendu, GROS malentendu ! « Non mais euh ... euuuuuh » Répartie ? Smashée par terre et avec allégresse. « T'es gay ?! J'te l'dis direct, j'suis pas une tafiote et t'toucheras pas à mon chemin d'terre » Poétique, j'le suis. Prévenu, vous l'êtes.
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◭ arrivé(e) le : 05/01/2014

MessageSujet: Re: brokeback mountain (libre 1/2)   Mer 8 Jan - 18:13

Elle est un peu bête et inadmissible, cette façon que j'ai eu de claquer la porte de la caravane, une clope au bec et le regard noir. Les mains sales et le cœur en bataille, les lions ont tourné le regard en ma direction lorsque mes doigts se sont glissés le long des barreaux. Ils ont bien du rire, ces cons, à me voir dans un tel état. Ils ont du se dire, sur un ton horriblement moqueur 'celui là, il a pas encore su gérer ses histoires de cœur.' Des histoires de cœur. Bien sûr, moi je dirais plutôt une histoire de cœurs. Une histoire qui me détruit les neurones et alimente ma folie autrefois enterrée sous un tas de pseudo calme. La vérité me saute à la figure comme une vague que l'on ne peut éviter : tu es un fou furieux, Sal Un fou qui traîne dans les rues à la recherche d'une salle que je ne connais pas. Faut dire qu'en dehors du cirque et de quelques rues, je ne connais pas grand chose de ce monde. Les éléphants, les lions, les clowns et les trapézistes, c'est tout ce qui m'intéresse. Et une vendeuse de barbe à papa, aussi. Une jolie blonde qui traîne encore dans mes pensées. Elle est jamais bien loin, cette petite conne, même quand elle n'est pas là physiquement.
C'est effrayant.

Mon regard se baisse sur le morceau de papier coincé entre mes doigts. Un morceau de papier plein d'avenir, avec l'adresse du futur, comme on dit. Celle où je passerais une partie de ma soirée pour un  rendez-vous dont je ne me souviens même plus l’appellation exacte. C'était à la sortie d'un spectacle, d'un énième numéro me tortiller qu'une jeune femme est venue à ma rencontre. Et j'sais pas, elle a du lire dans mes yeux une certaine mélancolique (ou quelque chose qui y ressemble). Après quelques minutes de discussions sur le tout et le rien, je l'ai vu tendre ce bout de feuille en y ajoutant une phrase. 'pour vous changer les idées.' C'est certainement la seule chose que j'ai pu retenir de ses mots. J'étais bien trop occupé à regarder du coin de l’œil le vendeur de glaces pour me concentrer sur son admiration éphémère.

Donc, on reprend. Après quelques cris à m'entasser dans des bus j'ai fini par trouver cette fichue adresse. Les yeux encore pétillants par la colère, je me suis laissé glisser jusqu'à la première table libre. Un homme, à l'entrée, s'est empressé de dévaler l’appellation 'speed dating'. Un speed … quoi ? Ce doit être une nouvelle mode, ou quelque chose comme ça. J'ai juste compris à ce moment là comme je pouvais venir d'un autre monde. Le petit français, perdu au milieu des gitans. Il ne sait pas, non, ce que peut bien être un speed dating. Pour cela, il faudrait déjà que je sache exactement ce que je peux faire ici. Et ça, c'est une question encore en cours de traitement. Je suis une vieille machine qui perd un peu les pédales, alors, le travail, les interrogations, les peines, les peurs, elle les encaisse et les traitera plus tard. Jusqu'à les laisser s'entasser comme un tas d'ordures dans la cave du bas. Mais à un moment ou un autre, les odeurs finissent par remonter. C'est à peu près la même chose avec mes sentiments, même s'ils n'ont pas d'odeur, ils ont une rancœur que l'on peut dissimuler.

« Quoi ? T'as un prob' ? »
sursaut, descente sur terre.
J'ouvre les yeux et mes mains sont déjà prises par une coupe de champagne.
J'en ai jamais bu.
Si j'ai un problème, moi ? J'en ai des tas, sauf qu'à mon stade, ça relève de la psychiatrique. Mais ça, j'évite de lui en faire part. Tout comme je tente de retenir cet air moqueur qui tape contre mes traits. Malgré l'air, je prends place sur la chaise d'en face et goûte à ce fameux champagne. Grimace, c'est donc ça, le goût de cette boisson hors de prix ? C'est donc ça, oui. Encore un truc de bourges. Lorsque je tourne la tête, j'ai l'air d'une fausse note, là, habillé comme un clochard, les cheveux en bataille et la peau grasse. « T'es gay ?! J'te l'dis direct, j'suis pas une tafiote et t'toucheras pas à mon chemin d'terre » Rire, à ces mots et cette façon de dévorer les mots. « Oh, mais je ne couche jamais le premier soir. » Clin d'oeil, par pure provocation, pour oublier les soucis et cette conne de vendeuse de barbe à papa. « C'est donc toi, mon prince charmant, pour ce soir. » Pause. « le champagne est dégueulasse. Tu crois qu'on peut fumer ? ça m'enlèvera peut-être ce goût de la bouche. » Je lui tends finalement la main, comme pour m'excuser de mes provocations précédentes. « Sal. » et son accent bien trop français. Sans oublier son manque de manières.
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